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Le service-volée tente un retour gagnant
Sans faire de bruit, Juan-Carlos Ferrero avance. Vainqueur de Nicolas Kiefer puis d’Alun Jones, il a tranquillement entamé l’Open d’Australie pour se révéler au troisième tour face à David Nalbandian. Certes diminué par une légère blessure au dos, l’Argentin s’est retrouvé dépourvu devant le niveau de jeu affiché par l’ancien numéro un mondial. Excellent au service (ndlr : 79% de points gagnés sur sa mise en jeu, 12 aces), le Valencian a surtout gêné le numéro dix mondial en fond de court. Sûr de lui et de son jeu, Juan Carlos Ferrero a pris les commandes dès que les échanges duraient.
Physiquement enfin épargné par les blessures et la fatigue, l’Espagnol arrive de nouveau à développer un jeu plus efficace, qui lui permet de rivaliser régulièrement avec les meilleurs. "J’ai essayé d’être aussi agressif que je l’étais lorsque j’étais numéro un mondial ou que j’obtenais mes meilleurs résultats. C’est ce qui me donne de bons résultats" résume un Juan Carlos Ferrero qui a semble-t-il retrouvé de la motivation ces derniers mois.
Des résultats en dents de scie
Étincelant en 2003, année où il est devenu numéro un mondial après avoir notamment remporté Roland-Garros, les tournois de Monte-Carlo, de Valence et de Madrid, il a quitté le devant de la scène par la suite. Miné par les blessures, en manque de projets d’avenir alors qu’il avait atteint ses deux grands objectifs, remporter Roland-Garros et dominer le classement mondial, l’Espagnol n’a plus remporté le moindre tournoi. Tout juste a-t-il atteint quelques finales à Rotterdam (2004), Barcelone, Vienne (2005) ou Cincinnati (2006) et réalisé quelques coups d’éclat face aux meilleurs joueurs du monde. Roi de l’inconstance, même sur terre battue, il s’est peu à peu effacé, descendant même jusqu’à la 98e place mondiale en février 2005 pour finalement naviguer entre la 15e et la 30e place mondiale depuis lors.
Un progressif retour en forme
Placé dans l’ombre de Rafael Nadal, Juan Carlos Ferrero retrouve pourtant peu à peu un niveau très intéressant. La saison dernière s’est ainsi révélée comme la plus brillante depuis 2003, avec notamment une demi-finale à Monte-Carlo et surtout un quart de finale à Wimbledon au cours duquel il a pris un set à Roger Federer. Sans toujours avancer très loin dans le tableau, l’Espagnol parvient surtout à se montrer de plus en plus solide et difficile à manœuvrer pour ses adversaires.
"Je joue bien depuis deux mois, quelque chose comme ça" confirme-t-il. "À la fin de la saison dernière, j’ai joué quelques matchs solides contre les meilleurs joueurs et je suis arrivé ici en jouant bien." Tellement bien qu’il s’est présenté à Melbourne déjà bien en rythme après une finale disputée à Auckland face à Philipp Kohlschreiber (6/7(4), 5/7). Sa performance face à David Nalbandian, qui n’avait perdu qu’une rencontre sur les quinze dernières disputées a de quoi lui donner quelques idées. Même si le prochain obstacle à franchir, David Ferrer, tête de série numéro 5 du tournoi, ne sera pas le plus facile à surmonter.
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