Le succès du jeu
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La nouvelle Angleterre
Logique et mérité. Le succès espagnol face à l’Allemagne (1-0), hier soir en finale de l’Euro, a ravi les amateurs de beau jeu. Quatre ans après le triomphe hermétique de la Grèce, les Ibères ont démontré tout au long de la compétition une capacité à faire le jeu qui s’est avérée particulièrement rafraîchissante. "Beaucoup de gens considèrent cette équipe d’Espagne comme un modèle de la façon dont on doit jouer au football", expliquait ainsi le sélectionneur espagnol Luis Aragones après la finale. Emmenée par le jeu court et rapide du milieu de terrain Xavi, son équipe a rivalisé d’efficacité en débordant totalement les formations offensives (la Russie par deux fois) et en étouffant le jeu des nations plus frileuses (Grèce, Italie, Allemagne).
Avec pas moins de douze buts inscrits en six matchs, dont sept réalisations face à la seule Russie, l’équipe d’Espagne a pourtant terminée de justesse avec la meilleure attaque de la compétition. L’Allemagne et les Pays-Bas ont ainsi fait trembler les filets adverses à dix reprises et ne terminent qu’à deux longueurs de l’Espagne dans ce classement de la réussite offensive. Cependant, avec seulement quatre matchs disputés, la sélection hollandaise possède une meilleure moyenne de buts (2,5) par match que les joueurs de Luis Aragones (2). De quoi regretter l’absence de confrontation entre l’Espagne et les Pays-Bas, l’autre nation au jeu particulièrement chatoyant. Mais le tirage au sort et la Russie en ont voulu autrement.
Reste cependant à voir si le triomphe espagnol, soutenu par la réussite russe et néerlandaise, influera sur le style de jeu pratiqué de manière générale. Les dernières décennies ont vu une évolution vers la rigueur défensive, dans le sillage notamment de la France et de l’Italie. Ces deux nations ont été balayées par un jeu ouvert au cours d’une compétition qui ressemble fort à un passage de témoin. L’Espagne se prend déjà à rêvé d’un succès lors de la prochaine Coupe du monde, une ambition qui habite également également les Pays-Bas et la Russie. Ces trois pays disposent de joueurs figurant parmi les meilleurs manieurs de ballon au monde, et semblent en mesure d’apposer une empreinte offensive sur le jeu pratiqué lors de la décennie à venir.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |