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La défense monégasque alignée par Ricardo d’un match à l’autre est rarement la même. Est-ce que cela nuit à la régularité de l’ASM dans ses résultats cette saison ?
Oui c’est sûr que cela a une certaine incidence sur l’ensemble de nos résultats. Ce n’est pas que ce n’est pas logique, mais ce n’est surtout pas idéal. Maintenant, le football d’aujourd’hui veut ça aussi. Les groupes sont élargis. On joue beaucoup de compétitions. Il faut faire tourner. Mais c’est sûr que ce n’est pas l’idéal. Le mieux serait de pouvoir compter sur un bloc équipe solide d’un match à l’autre.
Considérez-vous que vous avez un rôle de leader au sein de la défense monégasque ?
Non, pas particulièrement. C’est sûr que mon expérience par rapport aux jeunes du club pourrait faire penser que je dois jouer un rôle important. Mais Ricardo est attaché à ce que chaque joueur apporte ce qu’il est censé apporter. Chacun a son rôle.
Avez-vous pu observer une différence tactique entre la stratégie mise en place par Ricardo depuis le début de la saison, et celle de son prédécesseur l’année passée ?
À vrai dire, pas trop. Le groupe est resté semblable. Notre système de jeu aussi. Maintenant, Ricardo est arrivé avec sa manière de faire, ses aspects positifs et ses aspects négatifs. S’il y a une chose de positif, c’est que Monaco marque pas mal de buts cette année.
Et en encaisse pas mal aussi. Vous en avez pris six contre Bordeaux. Que s’est-il passé ce jour là ?
Il faut replacer les choses dans leur contexte. On a fait 45 bonnes premières minutes et ensuite on était totalement absent pendant cinq minutes. On se retrouve avec trois buts de retard. Un de nos joueurs se fait exclure, Diego Perez. C’est un joueur important dans notre dispositif. Ça nous a déstabilisé. Même à 10 contre 11, et mené de trois but, on voulait se battre pour aller chercher un résultat. Mais au bout du compte, on s’est exposé à d’autres buts.
"Les jeunes n’écoutent pas"
Que manque-t-il à Monaco pour s’installer solidement dans les cinq premiers du championnat ?
Incontestablement plus de régularité. Il nous faut être capable d’enchaîner les matchs de la même manière. Pour l’instant, un coup on est très bon, après on passe à côté, ensuite un match moyen. Pour jouer le haut du classement, il faut être plus régulier. Peut-être que le changement de joueurs d’une fin de semaine à l’autre a une influence sur l’inconstance de nos résultats.
Que pensez-vous de la nouvelle génération de joueurs à Monaco, comme Massamba Sambou ou Vincent Muratori ?
Ce sont de très bons joueurs. D’ailleurs, s’ils jouent avec leur sélection nationale, c’est forcément qu’ils disposent d’un bon potentiel. Maintenant, je trouve que les jeunes d’aujourd’hui, par rapport à avant, écoutent beaucoup moins les conseils des anciens et les consignes de leur coach. Du coup, d’un match à l’autre, ils n’arrivent pas à être réguliers. Ils se relâchent. Ce n’est pas le cas de tous les jeunes, mais de la majorité. Ils n’écoutent pas. L’important ce n’est pas de faire un bon match juste une fois et de se croire arrivé en équipe première. L’essentiel reste de pouvoir confirmer. Maintenant, il ne faut pas blâmer que les jeunes là-dessus. Ce problème, c’est aussi celui des dirigeants qui peut-être manquent à certaines de leurs responsabilités au niveau de l’encadrement.
Comment gérez-vous la concurrence avec Adriano ?
C’est difficile pour moi parce que c’est un joueur très apprécié du coach. Et quand un joueur a la pleine confiance du coach, c’est difficile d’être en concurrence avec lui. Maintenant je m’adapte. Je suis prêt à jouer où on me demande. Depuis le début de la saison, j’ai joué une vingtaine de matchs. Ce n’est pas mal.
Comment vous sentez-vous sur le plan physique après une première année difficile à Monaco marquée par une blessure ?
Je me sens très bien. J’ai eu la chance de pouvoir faire correctement toute la période de préparation avec le groupe. Depuis que je suis revenu, je n’ai pas manqué de séance. Je suis toujours disponible, prêt à jouer.
"Je ne sais pas si je serai à Monaco la saison prochaine"
Vous semblez un peu amer lorsque vous parlez de votre temps de jeu. Comment voyez-vous votre futur avec Monaco ?
Je suis sous contrat jusqu’en juin 2009. Sincèrement, je ne sais pas si je serai à Monaco la saison prochaine. Dans le foot, tout va très vite. En sept jours, la situation peut changer. Il reste beaucoup de temps d’ici à la fin de la saison. Mais c’est sûr que je veux jouer plus. Si la situation ne change pas, je discuterai de mon futur avec le coach et les dirigeants.
Vous avez joué en Italie, à Sienne et à la Roma. Quelle est la principale différence que vous pouvez observer entre la Serie A et la Ligue 1 ?
Il n’y a pas tant de différence que cela. La seule chose que je peux noter, c’est au niveau de la préparation des matchs. En Italie, il y a peut-être un peu plus de professionnalisme là-dessus. Avant chaque, match, il y a un gros travail qui est réalisé sur l’adversaire, afin de tout savoir. En France, on se concentre principalement sur le jeu de son équipe, sans nécessairement chercher à s’adapter en fonction de celui de l’adversaire.
Pensez-vous que vous pouvez retrouver la sélection argentine en restant à Monaco ?
L’idée de retrouver la sélection est toujours présente dans ma tête. Maintenant, comme toutes les grandes sélections, pour jouer avec l’Argentine, il faut jouer avec son club. Je dois donc jouer plus.
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