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Sans heurt, il avance. Quand il a quitté l’Ukraine, Jerko Leko voulait disputer l’un des cinq grands championnats d’Europe pour s’assurer une place en équipe nationale de Croatie. Ce premier but atteint, le milieu de terrain prend ses marques au sein du club de la Principauté. Aussi mal en point que l’AS Monaco au début de la saison 2006/2007, il avait réalisé une fin d’année étincelante avant de baisser d’un niveau et de terminer l’exercice en roue libre. Cette saison en revanche, l’international croate a semble-t-il retrouvé de l’allant. Toujours aussi combatif et soucieux de donner le maximum à son équipe, l’ancien joueur du Dynamo de Kiev a repris des couleurs sous la direction de Ricardo, même si le technicien brésilien ne l’a pas ménagé depuis le début de la saison et l’a déplacé au gré de changements tactiques opérés.
Une polyvalence importante
Décalé à droite dans un milieu à trois récupérateurs, replacé dans l’axe quand il s’agit de lancer sur le terrain un 4-4-2 à seulement deux milieux défensifs ou quasiment ailier droit lorsqu’il s’agit d’apporter un peu plus de solidité dans le couloir, le Croate ne rechigne pas. "L’idéal pour moi, c’est de jouer avec deux milieux défensifs car je préfère un rôle axial (…) Mais je joue souvent et tant que je suis utile à l’équipe, avec 1, 2 ou 3 milieux défensifs, tout va bien", assure-t-il sur le site officiel du club. Son physique et sa force font de lui un récupérateur efficace dont l’apport défensif est, qui plus est, indéniable. Dur sur l’homme, il n’a pas peur du contact, au point même d’être très régulièrement sanctionné pour son agressivité dans le jeu. S’il n’a jamais récolté de carton rouge depuis son arrivé en France, Jerko Leko a déjà reçu de 22 cartons jaunes (ndlr : 15 la saison dernière, 5 cette saison) qui ont tendance à l’empêcher de se livrer complètement tout au long d’une rencontre.
Davantage utilisé en tant que milieu défensif en sélection, il a cependant trouvé un rôle plus offensif, notamment avec Ricardo. Face au Mans ou face à Nice, il s’est ainsi retrouvé sur l’aile droite. Son rendement offensif était logiquement moins important que celui d’un Jérémy Ménez ou d’un Serge Gakpé, plus rapides et percutants, mais l’option s’est avérée intéressante. Moins à l’aise que dans l’axe, le Croate y a toutefois fait valoir sa technique et sa puissance. Si son replacement n’a pas eu les effets escomptés sur la volonté d’aller de l’avant de son équipe, il a permis à Monaco de gagner en solidité dans ce secteur. Il n’est pourtant guère envisageable de le voir régulièrement prendre ce poste d’ailier droit. En revanche, un rôle plus porté vers l’avant, s’apparentant davantage à celui d’un milieu relayeur, comme celui qu’il occupe lorsque Ricardo opte pour un 4-3-3 à trois milieux défensifs, semble mieux lui convenir. Un rôle qu’il pourrait pourquoi pas tenir samedi à Auxerre pour son retour sur les terrains après deux matchs d’absence.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |