Une défaite lensoise pour se relancer
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Le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel peut être satisfait, lui qui comptait prendre au moins un point au cours des deux premières journées. L’objectif de ses Sang et Or est rempli. Ce n’est pas l’arrivée dans l’Artois de l’entraîneur qui vise toujours le maintien, Guy Roux, qui l’a invité à ne pas être trop optimiste, mais plutôt l’état de santé de son effectif qu’il ne juge pas encore rodé et au complet. Hier soir, Yohan Demont et ses coéquipiers ont eu du mal à tenir la comparaison face au Paris Saint-Germain, laissant notamment l’initiative du jeu aux hommes de Paul Le Guen tout au long de la première période.
Les lacunes lensoises d’hier soir sont la copie de celles entraperçues à Bordeaux une semaine plus tôt ou en déplacement à Odessa, pour le compte de la phase préliminaire de la Coupe de l’UEFA. Paraissant aussi à l’aise que les Parisiens dans la récupération du ballon, les hommes de Guy Roux pêchent dans la conservation de celui-ci. La meilleure illustration est sans aucun doute le manque d’allant de Nenad Kovacevic. Très correct dans son positionnement devant la défense lensoise, le milieu serbe a toujours eu du mal à accélérer se faisant souvent reprendre par Didier Digard ou Jérémy Clément. La faute à un manque de mouvement à ses côtés, et surtout à des distances trop longues entre lui et les animateurs du jeu lensois souvent confinés sur les ailes.
Éric Carrière à la baguette
Cette faiblesse dans le jeu nordiste s’est faite d’autant plus évidente lorsque le seul véritable maître à jouer de l’effectif des Sang et Or, Éric Carrière est entré sur le terrain à la place d’Aruna Dindane. L’ancien joueur de Lyon et de Nantes a pris l’initiative du jeu, orientant enfin les offensives lensoises. C’est d’ailleurs dans les 20 dernières minutes de la rencontre que Lens s’est montré le plus pressant, avec notamment un très bon mouvement côté droit qui accoucha d’une frappe de Kanga Akalé sur la barre de Michaël Landreau.
L’entrée d’Éric Carrière a révélé le besoin essentiel pour les Lensois de tenir le ballon et de pouvoir compter au milieu sur un élément qui de par sa vision du jeu et sa technique est capable d’organiser au mieux les offensives. Olivier Monterrubio à gauche ou Kanga Akalé à droite, ne correspondent pas au profil même si leur vitesse de pointe et leur agilité balle au pied restent des valeurs sûres. À cours de rythme avec une toute petite demi-heure dans les jambes en CFA contre Dunkerque la semaine dernière, Aruna Dindane s’est forcé à descendre chercher quelques ballons pendant la première partie du match. Une preuve de plus que l’animation offensive des Sang et Or a besoin d’un créateur. Sinon, les matchs avec un seul tir cadré comme celui d’hier soir risquent fort de se reproduire.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |