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La demi-finale de la Fed Cup ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Sans sa joueuse la plus en forme du moment, Marion Bartoli, l’équipe de France avait pourtant de jolis atouts à faire valoir. La récente finaliste de Wimbledon, fatiguée, avait peut-être décidé de décliner l’invitation de Georges Goven, les qualités intrinsèques d’Amélie Mauresmo et de Tatiana Golovin avaient largement de quoi faire pencher la balance en faveur des Tricolores. Mais la motivation ne suffit pas à ce niveau, surtout sur une surface où un physique affûté est le premier élément de la réussite et qu’inversement, une préparation tronquée demeure un handicap difficilement surmontable. Difficile ainsi de tirer un trait sur ces dernières semaines physiquement compliquées pour les deux joueuses, en manque de compétition.
Dangereuse Golovin
Les deux matchs disputés à Wimbledon n’ont évidemment pas suffit à Tatiana Golovin pour afficher un niveau de jeu constant. "L’entraînement, c’est une chose mais en match, il faut vraiment rester concentré sur chaque point. Quand on ne fait pas beaucoup de matches, on perd cette rigueur" confessait-elle d’ailleurs après sa première rencontre. "Il faut que je reprenne la compétition, que je fasse beaucoup de matches et que j’arrive à retrouver mon meilleur niveau."Vainqueur difficile de sa première rencontre face à Tathiana Garbin (6/3, 2/6, 6/2), elle n’a pas tenu le choc pour offrir le point de la victoire face à Franscesca Schiavone. Mais malgré son manque de repères sur terre battue cette saison, elle trouvé les ressources mentales pour se poser comme la joueuse qui a posé le plus de problèmes aux Transalpines. Et a démontré que, dès lors qu’elle arrivait à entrer dans un rythme élevé, elle était bien supérieure à ses adversaires.
Mauresmo toujours pas rassurée
Mais une nouvelle fois, Amélie Mauresmo est apparue sur le court perclue de doutes, que ce soit vis-à-vis de son jeu comme de son état de forme. On l’avait retrouvée dans de meilleures dispositions à Londres qu’à Paris, elle n’a pas confirmé cette montée en puissance ce week-end. Après sa défaite samedi, face à Francesca Schiavone (7/5, 6/3), son succès sur Maria Santangelo (3/7(5), 6/0, 6/4), dimanche après-midi, a non seulement mis du temps à se dessiner mais n’a surtout pas rassuré les observateurs.
L’ancienne numéro un mondiale parvient toujours à se faire respecter par phases mais peinent à imprimer de la régularité et de l’efficacité à son jeu durant tout un match. Et sans le coup de fatigue de son adversaire dans le deuxième set, l’issue de la rencontre aurait pu être plus difficile pour la Saint-Germanoise. Seul souci, cette inconstance des deux meilleures joueuses de l’équipe de France a poussé cette dernière à disputer un dernier double décisif qui l’a conduit, comme l’année dernière, à s’incliner en demi-finale face aux Italiennes. Et si la résistance tricolore a été bien meilleure, le résultat est le même…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |