Michalak se fait une place au soleil
Le XV de France entre espoirs et reconstruction
Les Bleus finissent mal
Le XV de France sur la touche
Un retour aux sources face aux Gallois
Barcella le pilier du futur
Passer à autre chose. Les méthodes de Bernard Laporte n’ont pas apporté le succès à l’équipe de France, son successeur n’a pas l’intention de suivre le même chemin. "Révolution, rupture fracture… C’est un nouveau staff qui arrive, qui a d’autres conceptions." Un mois à peine après son arrivée à la tête des Bleus, Marc Lièvremont exprimait déjà son envie de changement. Les méthodes se veulent radicalement différentes, les relations avec les clubs beaucoup plus étroites. Surtout, c’est le jeu que l’ancien entraîneur de Dax entend remettre au centre des débats et non plus le travail physique. Pas question en revanche de bouleverser totalement l’équipe. "On a listé en quelque sorte le potentiel du rugby français. Dans ces joueurs-là, il y en a qui jouent encore avec les espoirs dans leurs clubs, d’autres qui étaient déjà là. Il s’agira de faire des choix cohérents par rapport au choix de jeu et par rapport à l’avenir" expliquait l’entraîneur au début du mois de décembre.
Seul Fabien Pelous a annoncé sa retraite internationale. Mais le doute plane encore au-dessus de la tête des Rafael Ibanez, Christophe Dominici et Pieter de Villiers et sur leur motivation à poursuivre leur carrière internationale. Aucun d’eux n’aura la chance de disputer la prochaine Coupe du monde et tous ont déjà eu le bonheur de remporter le Tournoi des VI Nations avec l’équipe de France. Le prochain qui se profile ne représente donc qu’un faible intérêt pour eux. Mais Marc Liévremont souhaite une transition en douceur et l’expérience de ces joueurs, notamment dans l’encadrement des jeunes, pourrait faciliter leur intégration.
Des petites touches
Il ne faut donc pas s’attendre à une refonte complète du XV de France lors du prochain tournoi des VI Nations. L’occasion de réaliser des tests et de tenter de nouvelles expériences est pourtant trop belle pour la laisser passer. Des petites modifications devraient donc être apportées ici et là. Au sein des lignes arrière, le poste d’ailier semble être le plus sensible au changement. La forme de Vincent Clerc, la puissance d’Aurélien Rougerie leur laissent la porte grande ouverte, devant Cédric Heymans. Des jeunes comme Julien Saubade pourraient également faire leur apparition pour redynamiser le jeu tricolore.
Eux aussi soumis à concurrence, les autres postes des lignes arrières ne devraient guère évoluer, l’envie d’un Clément Poitrenaud, seul arrière de métier de l’équipe de France, ou encore de Damien Traille et Yannick Jauzion au centre, ainsi que leur jeunesse ne devrait pas entraîner une révolution complète tout comme en charnière. L’arrivée de Lionel Beauxis et de David Skrela épaulant Frédéric Michalak et Jean-Baptiste Elissalde a de quoi permettre à l’équipe de France de travailler sur de bonnes bases.
Du travail en mêlée
Le plus gros chantier concerne en revanche les lignes avants. Outre une deuxième ligne privée de Fabien Pelous mais qui devrait se reconstruire autour de Jérôme Thion, la troisième ligne fera elle aussi quelques modifications. Thierry Dusautoir a déjà fait ses premiers pas dans la peau du successeur de Serge Betsen. Une activité similaire au placage et un jeu offensif encore plus agressif devraient sans nul doute lui offrir une place en équipe de France. Ce sont les inquiétudes en première ligne qui se font les plus appuyées. Rafael Ibanez et Pieter de Villiers ont montré leurs limites durant la Coupe du monde et ne devraient plus écumer les terrains internationaux bien longtemps. Si l’énergique Dimitri Szarzewski voire Sébastien Bruno semblent désignés pour succéder au capitaine de l’équipe de France au talonnage, les questions se posent dès lors qu’il s’agit de remplacer les piliers. Quelques jeunes espoirs commencent à prendre de l’assurance mais le poste demande du temps pour s’aguerrir. Il faudra donc se montrer patient. Quitte à passer à côté d’un Tournoi des VI Nations.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |