Le combat des chefs
Rideau !
La fin de la méthode Jacquet
La France ne peut plus attendre pour marquer
Les Bleus optent pour la polyvalence
Boumsong, le discret
Raymond Domenech ne veut s’enfermer dans aucun système de jeu. Depuis son arrivée à la tête de l’équipe de France, il ne s’est d’ailleurs jamais privé de tester plusieurs tactiques. Lors de la campagne de préparation de l’Euro 2008, le sélectionneur national a donc conservé la même politique, oscillant entre le traditionnel 4-4-2 et un 4-5-1 bien plus défensif. "Les deux ont des points forts et des points faibles" expliquait-il hier après la victoire siens sur la Colombie (1-0). "Je veux que mon équipe soit capable de s’adapter à un système sans avoir de problème, de se transformer en cours de jeu sans conséquence négative."
Homogénéité, tel devrait donc être le maître mot des Bleus en Autriche et en Suisse. Repoussant du revers de la main les critiques concernant le manque de réalisme de l’équipe de France, le sélectionneur national préférait avant tout insister sur la solidarité de son équipe et surtout ses qualités d’adaptation. Le spectacle importe peu, l’essentiel est de pouvoir présenter un niveau de jeu constant à ses adversaires, quels qu’ils soient.
Deux systèmes, deux visages
La différence de physionomie entre les Pays-Bas, l’Italie et la Roumanie demande des facultés d’adaptation indéniables. Et les tests réalisés notamment face à la Colombie n’ont pas été inutiles. "Dans l’un, on a plus de potentiel offensif dans le camp de l’adversaire et, dans l’autre, on défend un peu plus bas" rappelait-il hier après la rencontre. Hier soir, la France a ainsi montré de belles qualités d’explosivité durant les 45 premières minutes dans un dispositif en 4-4-2. Avec un Franck Ribéry placé très près de Thierry Henry et Karim Benzema, jouant quasiment le rôle d’un troisième attaquant, et le soutien régulier de Florent Malouda, voire même de Jérémy Toulalan, les Bleus ont réussi à se procurer plusieurs situations chaudes en première période.
Après le retour des vestiaires, et surtout après la sortie de Franck Ribéry, remplacé par Samir Nasri et de Karim Benzema laissant sa place à Lassana Diarra, le visage des Tricolores n’a plus été le même. Même si Jérémy Toulalan est resté très souvent au poste de milieu droit pour combler une partie de l’espace entre la récupération et l’attaque, l’équipe dans son ensemble a évolué un cran plus bas qu’en première mi-temps.
Solidité avant tout
Les occasions se sont faits moins importantes, mais la formation tricolore est restée tout aussi solide, à défaut d’être toujours sereine. "Une équipe est un équilibre. Je ne vais pas faire le bilan des uns et des autres. Les 23 présents sont indispensables à l’équipe (...) Il n’y en a pas un de plus important que les autres" a tenu à rappeler Raymond Domenech. Moins percutante, l’équipe de France n’en est pas moins restée potentiellement dangereuse. C’est d’ailleurs la plus grande force des Bleus : pouvoir subir le jeu, et rester positionnée très bas, tout en conservant son potentiel offensif. Avec des joueurs comme Karim Benzema, Franck Ribéry, ou même Nicolas Anelka, Thierry Henry et Bafétimbi Gomis, capables de faire la différence à tout moment, le sélectionneur national aurait tort de découvrir trop vite ses arrières. Même si le spectacle doit en souffrir.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |