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Une nouvelle fois favorite de la compétition, la Côte d’Ivoire est repartie sans rien de la CAN 2008. Le talent est là, la détermination également, mais la génération dorée des Éléphants, emmenée par Didier Drogba n’arrive toujours pas à franchir un cap et à remporter un titre. "Je pense que c’est le manque de maturité qui nous fait perdre cette rencontre contre le Ghana. On avait la possibilité de mener sur un score de 4-1 à la fin de la première mi-temps, mais nous n’avons pas pu", regrettait d’ailleurs Kolo Touré après la rencontre. Dominateurs en fin de première période, les Ivoiriens ont trouvé les espaces nécessaires pour développer leur jeu, face à des Black Stars physiquement moins alertes et donc moins agressifs sur le porteur du ballon. Kader Keita et Salomon Kalou ont notamment pu s’approcher avec plus de facilité des buts adverses et servir plus facilement leurs attaquants. Le manque de réalisme a cependant tué dans l’œuf les espoirs de victoire ivoiriens, qui n’ont plus réussi à tenir la balle en deuxième période.
Des connexions trop difficiles
Les choses se sont surtout gâtées quand les Ghanéens ont de nouveau réussi à fermer les espaces aux Ivoiriens et leur ont présenté un bloc compact. Les Éléphants ont alors lâché le contrôle du cuir et l’ont laissé à leurs adversaires durant les quarante-cinq dernières minutes. Une aubaine pour des Ghanéens qui ont ensuite imprimé leur rythme et sont progressivement revenus dans la partie. Avec Sulley Ali Muntari et Michaël Essien, les Black Stars disposent d’un duo particulièrement solide et puissant qui s’est chargé de la récupération comme du lancement des offensives. Difficile alors de leur résister et de monter d’un cran pour venir soutenir ses attaquants côté ivoirien. Sans cette pression, l’équipe est ainsi restée très basse, obligeant les pointes à partir de loin et donc à risquer avec encore plus de certitudes de rester engluées dans la défense ghanéenne.
Comme face à l’Égypte, la Côte d’Ivoire a alors bien tenté de s’en remettre à quelques exploits individuels, mais ces derniers se sont avérés de moins en moins tranchants au fil des minutes. Un souci au vu des difficultés de la défense ivoirienne, qui a ainsi encaissé pas moins de huit buts lors de ces deux dernières rencontres. Car à beaucoup miser sur la faculté de Didier Drogba, Aruna Dindane et autres Salomon Kalou ou Kader Keita à faire la différence seuls, les Éléphants ont oublié de renforcer leur milieu de terrain et leur arrière-garde, très souvent démunis. La fatigue ayant qui plus est fait son œuvre, la défense s’est montrée particulièrement statique en fin de rencontre, à l’image de l’action sur le but de Manuel Agogo sur laquelle les quatre défenseurs restent en ligne, sans bouger pour tenter de stopper le Ghanéen parti dans la profondeur. Gérard Gili et ses hommes pensaient qu’une formation offensive et audacieuse, capable de marquer à tout moment, pouvait compenser les quelques problèmes défensifs entrevus tout au long de la CAN. La responsabilité qui pesait sur les épaules des avants et hommes de couloir, fatigués, était trop lourde. Et la défaite ivoirienne a prouvé qu’il fallait bien plus que des stars pour construire une équipe.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |