Les Princes ne sont pas rebelles
Monaco mauvais prince
Ménez inquiet, Piquionne rassuré
L’OL sans rival
Jérémy Ménez – "Monaco est à sa place"
Ménez incertain, mais confiant pour jouer face à Lyon
La situation se complique pour l’AS Monaco. Seulement trois points au-dessus de la zone de relégation, le club de la Principauté n’a guère d’autre choix que de l’emporter ce soir face à Rennes s’il ne veut pas s’enliser un peu plus. Après neuf matchs sans victoire toutes compétitions confondues et seize buts encaissés lors des six derniers matchs, la panique n’est pas loin de faire son apparition sur le Rocher, même si la prise de conscience est encore loin d’être suivie d’effets concrets. "Il faut que chacun donne plus dans l’envie. Tout le monde doit être à 150% car on a l’obligation de sauver le club. On n’a pas le temps de changer, de se construire, c’est trop tard. Il faut juste se réveiller et gagner. On n’a plus le droit de se manquer, c’est un devoir de gagner" martèle Flavio Roma sur le site officiel du club. Le portier des Rouge et Blanc a beau haranguer ses coéquipiers, que ce soit sur le terrain ou en dehors, les preuves tangibles d’une révolte ne viennent pas. Les semaines passent et le constat reste le même, Monaco n’arrive pas à réagir et expose des faiblesses mentales qui pourraient lui coûter cher dans la course au maintien qu’elle a engagée.
Une multiplication de mauvais résultats
"Ce match est à l’image de notre saison. Défensivement on n’y arrive pas. On a été battu dans l’enthousiasme, dans l’engagement, dans la confiance aussi" déplorait Ricardo après la défaite de Monaco à Caen (1-4), lors de la 30e journée. Rapidement en avance au score après un but de Massamba Sambou, l’ASM s’était alors effondrée en à peine une demi-heure pour encaisser quatre buts. Les faiblesses démontrées au Stade Michel d’Ornano pourraient ne pas être problématiques si elles étaient isolées, mais elles ont une fâcheuse tendance à se répéter depuis le début du mois de février. Face à Bordeaux lors de la 25e journée, les Monégasques avaient bien tenu pendant une mi-temps avant de totalement s’effondrer et de prendre six buts en 45 minutes. Deux semaines auparavant, en Coupe de France, ils avaient fait preuve d’une apathie coupable au Vélodrome, n’opposant qu’une résistance mesurée à l’Olympique de Marseille (1-3).
Face à Nancy (0-2) ou Lyon (0-3), les hommes de Ricardo ont rapidement été pris à la gorge, ne parvenant jamais véritablement à rentrer dans la rencontre. L’ASM ne semble plus avoir les moyens, ni de conserver un score, ni d’inverser la tendance lorsque l’équipe adverse mène au tableau d’affichage. Depuis le mois de février, elle n’est ainsi jamais revenue au score, sauf au Parc des Princes, face au Paris Saint-Germain (1-1).
Une réaction attendue
Le manque d’implication collectif est ainsi régulièrement mis en cause, tout comme une cohésion défaillante entre des joueurs qui se connaissent mal et peinent à trouver leurs automatismes. Et la spirale négative dans laquelle se sont enfermés les joueurs ne les aide pas à gagner en confiance. "Quand il n’y a pas de résultats, il y a toujours des doutes" concède Jérémy Ménez. Les joueurs semblent avoir pris conscience de leurs difficultés collectives et n’attendent désormais plus qu’un déclic pour se relancer. "Je pense qu’il nous suffit d’une victoire pour repartir et permettre à tout le monde de reprendre confiance en ses qualités. Aujourd’hui, il reste sept matchs, ce sont les joueurs qui doivent trouver la solution" explique Flavio Roma.
Pour cela, il leur faudrait retrouver de l’efficacité défensive afin de présenter un bloc plus compact et ainsi contribuer à relancer la machine offensive en se montrant plus pressants. Avec deux petits buts inscrits en neuf rencontres, il est en effet particulièrement difficile de remporter le moindre match. Le défi sera d’autant plus difficile à relever ce soir, face à Rennes, qui reste sur cinq matchs consécutifs sans défaite et pourrait se placer aux portes de l’Europe en cas de victoire sur l’ASM. Mais il en va de la survie de l’ASM en Ligue 1...
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |