Zéro pointé pour Biarritz ?
La meilleure attaque, c’est la défense pour Biarritz
Harinordoquy rejoint lui aussi l’infirmerie
Biarritz quitte la scène européenne
Briatore plus motivé que jamais
Betsen plaque le rugby
A mal terminer l’année 2006, Biarritz a eu le réveil lourd en 2007. Tranquillement lové dans les quatre premières places du Top 14, les demi-finales en vue, le champion de France en titre a perdu pied en l’espace de 160 minutes, le temps pour Patrice Lagisquet et ses hommes d’êtres battus sur le fil par Toulouse (16-21) avant Noël puis d’être surpris ce week-end à Bourgoin (0-9). Ejecté sans ménagement du carré magique, le titulaire provisoire du bouclier de Brennus doit aujourd’hui se contenter d’une cinquième place inconfortable, à trois longueurs de Perpignan. Dans un championnat dominé par le Stade Français et Clermont, le moindre strapontin restant vaut de l’or et deux faux-pas consécutifs constituent rapidement la première étape vers l’échafaud…
La cabane s’effondre sur le chien
Rien n’a pourtant vraiment changé en deux semaines, si ce n’est que le temps faisant, les efforts s’accumulant, la fatigue alourdit les jambes, ralentit le jeu et provoque des fautes qui n’auraient pas lieu d’être en début de saison. Le BO connaît un de ses premiers passages à vide depuis six ans, période pendant laquelle il n’a pas atteint ses objectifs, à savoir les demi-finales qu’à une seule reprise. La raison ? Toujours la même est-on tenté de dire… Un calendrier infernal. Championnat, coupe d’Europe, Tournoi des VI Nations en préparation, coupe du monde en vue, pas question de faiblir. La situation des Biarrots est bien sûr à des années lumières d’être désespérée et il est trop tôt pour tirer des plans sur la comète mais ce récent passage à vide, combiné à une saison en dent de scie (dix victoires mais déjà huit défaites) sont le parfait témoin d’un phénomène qui a tendance à revenir chaque année dans les rangs des grosses écuries.
Touchés en ce début d’année, le BO ne fait finalement qui suivre l’exemple du Stade Toulousain avant les fêtes ou du Stade Français durant l’exercice précédent. Physiquement épuisé, moralement lessivé par les efforts à répétition, Toulouse commence à sortir la tête de l’eau grâce à une préparation physique qui commence tout juste à porter ses fruits. Toutes deux en tête de liste lorsqu’il s’agit de piocher dans leur effectif pour constituer le XV de France (17 des internationaux choisis pour disputer le Tournoi des VI Nations jouent pour le Stade Toulousain ou Biarritz), les deux formations peinent souvent à jongler entre les absents et les blessés qui s’accumulent et le cercle vertueux qui s’était constitué commence lentement à se disloquer. Les internationaux ont fait en partie la réussite du BO et inversement mais aujourd’hui, le champion de France est victime de son succès et récupère souvent des joueurs sans jus ou blessés…
Mais le chien n’est pas mort !
Il n’est pas question de paniquer pour autant du côté de Biarritz ni de laisser Perpignan ou Toulouse lui griller la politesse. Le Bo le sait, après sept semaines de stage avec l’équipe de France, il risque d’avoir du mal à retrouver des joueurs prêts à suivre le rythme effréné d’une fin de saison prenante. C’est donc dès la prochaine journée, l’ultime avant la trêve internationale qu’il faut réagir engranger les points et se rassurer. Le nom de la future victime ? Brive, premier non relégable et qui risque donc de ne pas laisser les Biarrots en paix tant les anciens champions d’Europe ont un besoin vital de points. En clair, le champion de France n’a plus vraiment le droit au faux-pas et a intérêt à rapidement prouver que ce moins-bien n’est que passager et que les circonstances faisant, il n’a pas su gérer une période délicate. Le Stade Français et plus récemment le Stade Toulousain semblent avoir trouvé le moyen d’atteindre l’équilibre, pourquoi pas le BO ? Dans le cas contraire, peut-être faudra-t-il aller chercher la raison d’une non-qualification pour les demi-finales ailleurs que dans la fatigue et la lassitude et se tourner plus précisément vers les capacités du groupe en lui-même…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |