Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Ferrari prudemment devant
Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
Après avoir dominé outrageusement la première course de la saison en Australie, Lewis Hamilton a connu bien plus de difficultés à Sepang. Malgré de bonnes qualifications qui lui avaient permis de se hisser à la quatrième place, le déclassement dont il a été victime après avoir gêné Nick Heidfeld et Fernando Alonso lui a coûté bien plus que quelques places sur la grille. Car malgré un départ tonitruant qui l’a rapidement placé à portée du podium, à la cinquième place, il n’a jamais vraiment pu lutter pour les premières places. Non seulement à cause des précieuses secondes perdues par le Britannique lors de son premier arrêt, suite au blocage de l’écrou de sa roue avant-droite, mais également du fait des différents inconvénients techniques nés du trafic environnant.
Lewis Hamilton a en effet dû lutter contre ses adversaires, mais également contre sa propre voiture. "Le rythme réel de nos voitures a été masqué aujourd’hui par le sous-virage systématique que l’on subit quand on est dans le trafic" confirmait ainsi Ron Dennis après la course. Et de rajouter. "Une fois que le chemin devant nous a été libre, nous avons été en mesure de prendre la bonne trajectoire. C’est l’avantage de mener un Grand Prix, comme nous l’avions fait à Melbourne." Que ce soit derrière Mark Webber ou plus tard derrière Jarno Trulli, le Britannique n’a pas été en mesure de trouver les bonnes solutions. Peut-être plus véloce et plus rapide, il a parfois eu du mal à conserver sa voiture sur la bonne trajectoire, étant notamment victime d’usure prématurée des pneus et notamment du train avant, ce qui lui a ensuite fait perdre en vélocité et en réactivité.
Le choix de pneus réalisés par Lewis Hamilton et son écurie peuvent ainsi paraître étonnant. En relative difficulté avec ses gommes, il a attendu le dernier relais pour chausser des pneus durs, plus résistants, alors qu’il a fait la majeure partie de la course en pneus tendres. Les résultats ne se sont pas faits attendre puisque lors de ses 22 derniers tours, il a comblé un écart de près de huit secondes avec Jarno Trulli, poussant l’Italien dans ses derniers retranchements. Plus stable, plus rapide, la McLaren a eu une comportement bien plus efficace qui aurait peut-être pu permettre à son conducteur de se rapprocher plus dangereusement du podium. "J’ai poussé fort jusqu’au bout, je voulais ce point et je pense que j’aurais pu l’obtenir, mais Jarno Trulli a fait un excellent travail" regrettait-il après la course. Les quelques problèmes rencontrés ce week-end n’inquiètent pourtant pas l’écurie ni le pilote outre-mesure. En tête du championnat du monde, le vice-champion du monde sait que l’important n’est pas toujours de gagner, mais d’amasser le plus de points possibles à chaque course.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |