Hamilton se relève à Monaco
Les qualifications offrent à Massa une option sur la victoire
Barrichello de la lumière à l’ombre
Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
À Monaco, la victoire est avant tout synonyme de bonnes qualifications. Qui veut soulever le trophée du mythique Grand Prix de la Principauté ne peut pas se permettre de prendre le départ depuis un autre endroit que les premières lignes de la grille. Le vainqueur de la course est même souvent celui qui a arraché la pole ou réussi le deuxième temps lors des qualifications. L’étroitesse de la piste empêche en effet tout dépassement durant la course, hormis à la sortie du tunnel où les pilotes peuvent tenter avec un peu plus de perspectives de réussite de prendre le dessus sur leur prédécesseur.
"Les dépassements sont totalement impossibles à Monaco, même si la voiture qui vous précède est beaucoup plus lente. Cela signifie que les qualifications sont plus importantes là-bas que partout ailleurs. Il faut se qualifier haut sur la grille, sinon vous ne pouvez pas rouler à votre rythme en course" explique ainsi Lewis Hamilton qui a réalisé cet après-midi le troisième temps des essais. Les difficultés s’amoncèlent d’autant plus que les qualifications ne sont pas aisées au vu du trafic. "En qualification, il faut en priorité calculer votre position en piste afin de ne pas être gêné par une autre voiture durant votre tour rapide. C’est très compliqué" confirme le vice-champion du monde.
Ferrari redresse la tête
À ce petit jeu, les Ferrari ont sorti leur épingle du jeu samedi après-midi. Pourtant, le circuit de Monaco n’a guère réussi à la Scuderia ces dernières années. Privées de victoire depuis 2001, les monoplaces rouges peinaient sur la piste monégasque du fait d’un manque de maniabilité et de souplesse. Avec un empattement plus long que leurs concurrentes ces dernières années, elles avaient du mal à s’adapter aux circuits étriqués. Cinq centimètres en moins ont semble-t-il corrigé en partie le déficit de performance des Ferrari, apparues plus à leur aise cet après-midi.
En trustant la première ligne, Felipe Massa, auteur de la pole, et Kimi Räikkönen ont surtout glané un clair avantage sur les McLaren. Légèrement plus à l’aise que leurs adversaires italiennes, les Flèches d’Argent seront en effet coincées au départ et seront obligées de suivre le rythme des monoplaces transalpines en espérant que celles-ci commettent une erreur. Pour la Scuderia, la moitié du travail est effectuée, ne lui reste plus désormais qu’à tenir le choc et à mener ses voitures jusqu’au drapeau à damiers.
La pluie en invitée surprise ?
Une affaire qui ne s’annonce pas si mince au vu des paramètres à prendre en compte dimanche après-midi. Outre le faible écart entre les monoplaces, à peine trois centièmes entre le premier et le quatrième, seulement six dixièmes entre le premier et le troisième, qui montre la similarité des performances des voitures de tête et augmentera donc l’impact de la stratégie des arrêts qui pourrait seule modifier la donne, il faudra compter sur un temps humide. La pluie risque ainsi de sensiblement bouleverser la hiérarchie établie et d’insérer une dose supplémentaire d’incertitude dans une course qui s’annonce avant tout comme un duel entre les Ferrari et les McLaren.
Certains pilotes sont apparus particulièrement à leur aise sur le circuit, comme Nico Rosberg, finalement seulement sixième sur la grille mais qui a montré de belles choses notamment lors des deux premières phases des essais qualificatifs. Le talent d’un Fernando Alonso sous la pluie risque lui aussi de faire la différence, le double-champion du monde espérant ainsi profiter d’une nivellement des performances. Mais si le temps reste au beau fixe, il y a peu de chances qu’à la régulière, la victoire échappe aux deux principaux acteurs du championnat du monde, Ferrari et McLaren qui se sont assurés une place de choix en réussissant leurs qualifications.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |