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On ne change pas une équipe qui gagne. Pourtant, Marc Liévremont et ses adjoints ont remplacé six des vainqueurs de l’Écosse le week-end dernier. Et sans surprise, la plupart des changements opérés par le sélectionneur national l’ont été en mêlée, dans le secteur qui a le plus souffert à Murrayfield. La moitié du pack a ainsi été modifié, afin de remédier au léger manque de poids constaté lors du premier match du Tournoi des VI Nations pour l’équipe de France. L’inquiétude n’est cependant pas de mise au sein de l’équipe dirigeante tricolore."Les dysfonctionnements en conquête sont normaux car nous avons eu peu de temps pour travailler", expliquait un Marc Liévremont optimiste, après la rencontre face au XV du Chardon. "Je suis satisfait de nos performances en conquête car nous n’avons fait qu’une séance de mêlée et trois fois 20 minutes de touche cette semaine... (ndlr : la semaine dernière)".
Rassemblés seulement cinq jours avant l’ouverture du tournoi européen, les joueurs de l’équipe de France n’ont en effet eu que très peu de temps pour travailler, que ce soit les entrées en mêlée ou les alignements en touche. Fort logiquement, cela s’est senti, tant au niveau de la première ligne qui s’est fait pénaliser à deux reprises, qu’au niveau du pack entier qui a eu tendance à reculer, ou encore dans l’alignement, qui n’a pas toujours été serein et a perdu le ballon à plusieurs reprises. L’entrée de Dimitri Szarzewski et de Nicolas Mas en deuxième période a ensuite considérablement renforcé le pack, plus serein en fin de rencontre.
Des renforts de poids
Les changements opérés par le staff de l’équipe de France en mêlée ne revêtent cependant pas le caractère d’une punition. "On se place sur un projet à moyen terme. Ces joueurs ont besoin de travailler pour atteindre le plus haut niveau" développait Didier Retières, l’entraîneur des avants. Il s’agit avant tout de s’adapter pour résister à une mêlée irlandaise expérimentée avec Marcus Horan (52 sélections) et John Hayes (80 sélections) et qui pourrait s’avérer dangereuse. Le retour de Dimitri Szarzewski au talonnage n’est donc guère étonnant. Particulièrement solide, le Parisien a surtout l’avantage d’apporter un zeste de percussion et de folie supplémentaire au jeu d’attaque tricolore. Quant à Nicolas Mas, de retour sur le côte droit de la première ligne, il devrait donner un gage de stabilité supplémentaire à un poste qui a beaucoup souffert le week-end dernier.
Pour améliorer les prises de balle dans l’alignement, le retour de Julien Bonnaire en troisième ligne, aux côtés de Fulgence Ouedraogo et de Thierry Dusautoir, très performants, ne sera pas de trop. D’autant plus que le Berjallien n’est pas le dernier à se porter vers l’avant, et s’inscrit dans la droite ligne de la philosophie de jeu prônée par les dirigeants du XV de France. La plus grosse surprise provient finalement du remplacement de Loïc Jacquet par Arnaud Méla. Le Clermontois n’a pourtant pas démérité face à l’Écosse, se montrant particulièrement mobile et rapide. Mais la puissance d’Arnaud Méla, joueur de soutien par excellence, semble plus à même de soutenir la première ligne française. Puissant, résistant, l’Albigeois paraît mieux placé pour s’imposer avec encore plus d’autorité dans les phases de combat et constituer avec Lionel Nallet une deuxième ligne très consistante. Les remplaçants d’hier, aujourd’hui titulaires, n’ont donc plus qu’à confirmer sur 80 minutes ce qu’ils avaient laissé entrevoir en fin de rencontre face à l’Écosse.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |