Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Ferrari prudemment devant
Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
Le dernier Grand Prix de la saison dernière avait clos le championnat en beauté. Le premier de l’exercice 2008 est reparti sur les mêmes bases. 22 monoplaces au départ, seulement sept à l’arrivée, l’hécatombe a touché pratiquement toutes les écuries sauf McLaren, seule formation avec les Williams-Toyota à avoir conduit ses deux monoplaces jusqu’au drapeau à damiers. Car comme il fallait s’y attendre, la disparition des aides électroniques au pilotage a fait des ravages dans les premiers virages où les frictions se sont multipliées. À peine le premier tour était-il effectué que cinq pilotes faisaient déjà leurs bagages sans pouvoir davantage défendre leurs chances. "Je suis déçu comme si j’avais perdu la course au premier virage parce qu’un autre pilote a joué les kamikaze contre ma voiture. C’est très frustant" s’est plaint Giancarlo Fisichella, l’une des victimes du premier tour. L’adaptation à la nouvelle réglementation n’a donc pas semblée si aisée pour les pilotes et les incidents se sont multipliés, tout comme les glissades.
La fiabilité avant tout
Plus encore que la performance pure, c’est véritablement la stabilité et la fiabilité de la voiture qui était la clé du succès ce matin à Melbourne. L’important était avant tout d’arriver jusqu’au drapeau à damiers, ce qu’a parfaitement réussi Lewis Hamilton, tranquillement installé en tête de la course quasiment de bout en bout. La seule menace qui a plané sur lui a été lors de l’intervention des deux voitures de sécurité, permettant à la meute de se rapprocher. Mais en rentrant aux stands toujours au bon moment, le vice-champion du monde n’a jamais véritablement craint ses adversaires. Surtout, il n’a pas été obligé de prendre des risques pour conserver sa première place, là où certains de ses concurrents comme Robert Kubica, Felipe Massa ou Kimi Räikkönen ont dû lutter pendant quasiment toute la course, pour finalement abandonner.
Ferrari perd ses illusions
Sous la chaleur australienne, la Scuderia Ferrari a été rattrapée par des problèmes de fiabilité, elle qui en avait fait l’une des raisons de son succès la saison dernière. "C’est une surprise après tant de kilometers effectués cet hiver" regrette le directeur sportif de l’écurie, Stefano Domenicali. "C’est une bonne leçon d’humilité pour tout le monde. Nous nous tournons déjà vers la Malaisie où j’espère que nous verrons le véritable potentiel de Ferrari" rage quant à lui Luca di Montezemolo. Jamais depuis le 2 avril 2006 et le Grand Prix d’Australie les deux monoplaces rouges n’avaient abandonné toutes les deux. Seule consolation, le point inscrit par le champion du monde Räikkönen, qui, malgré son abandon à trois tours de l’arrivée, a profité de la disqualification de Rubens Barrichello pour récolter l’unité de la huitième place. Le retard pris au niveau du classement est loin d’être catastrophique. En revanche, l’écart de performance et de fiabilité qui semble aujourd’hui séparer Ferrari des autres écuries de pointe, comme McLaren, est plus problématique. Et il ne reste qu’une semaine pour le réduire avec le Grand Prix de Malaisie.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |