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Avant de retourner en Turquie pour y défier le Besiktas Istanbul pour le compte de la troisième journée de la Ligue des champions hier, Liverpool s’est plongé quelques instants deux ans et quelques mois en arrière. Les Reds se sont remémorés le bon souvenir de la victoire enregistrée en finale de C1, un soir de mai 2005. Songeurs, les hommes de Rafael Benitez, l’ont été dans les premiers instants de la rencontre. Et la dure réalité de la compétition les a rapidement rappelés à l’ordre. Peu avant le quart d’heure de jeu, c’est bien Sami Hyypiä qui ouvrait le socre pour le Besiktas, contre son camp.
Dominer n’est pas gagner
Derrière, difficile de reprocher à Liverpool de ne pas avoir attaqué pour revenir dans la partie. Bien au contraire, les occasions se sont multipliées pour les Reds par l’intermédiaire de John Arne Riise et surtout à deux reprises par Steven Gerrard. Mais dans les buts turcs, Hakan Arikan, le numéro 89 floqué dans le dos, a réalisé une rencontre de classe internationale. Et à force de pousser pour remonter au score, les hommes de Rafael Benitez se sont inéluctablement exposés aux contres adverses. Avertis à deux reprises (57e et 65e), Pepe Reina n’a rien pu faire lorsque l’attaquant brésilien de Besiktas, Bobo, lui a glissé le ballon entre les jambes pour doubler la mise (82e). Trois minutes plus tard, Steven Gerrard expédiera bien un ballon de la tête en pleine lucarne pour réduire le score, mais le sort de la rencontre semblait déjà scellé.
Après la rencontre, le portier des Reds a expliqué que de son but, il avait vu ses coéquipiers pratiquer un bon football et faire un bon match. "Nous avons été bien malchanceux et c’est principalement pour cette raison que nous avons perdu", a-t-il expliqué. Et de souligner les statistiques révélatrices de l’impact conséquent du jeu des Anglais sur la rencontre, à défaut d’avoir pu influencer le score. "Nous avons pris deux buts sur quatre tirs adverses, et nous en avons inscrit un alors que nous avons shooté dix fois", a-t-il poursuivi.
Arsenal pour révélateur
Dans ces conditions, difficile de reprocher aux Anglais de ne pas avoir fait le maximum pour prendre au moins un point sur la pelouse du Besiktas. Nombre d’observateurs reprochent notamment à Rafael Benitez de ne pas avoir fait entrer son attaquant Peter Crouch plutôt dans le jeu. La géante pointe anglaise, n’a il est vrai joué que sept minutes hier soir, mais les occasions obtenues par les Anglais avaient toutes les raisons de laisser penser que Liverpool pourrait revenir au score. D’ailleurs après la rencontre, le coach espagnol a cherché à défendre ses choix en restant optimiste. "Si on joue comme on a joué contre Besiktas, on peut gagner les matches qui restent. Les joueurs ont travaillé dur et on ne peut pas les blâmer. Les supporters seront positifs, on peut le faire après avoir vu ce match. On a eu beaucoup d’occasions et de tirs. On contrôlait presque tout mais on a fait une grosse erreur en première période", a-t-il déclaré au micro de la BBC.
Quoiqu’il en soit, les Reds sont aujourd’hui dos au mur. À mi-chemin dans cette phase de poules, ils pointent à la dernière place du groupe avec un tout petit point pris à Porto lors de la première journée. Au cours des matchs retour, ils auront l’avantage d’évoluer deux fois à domicile. Au passage, les Reds récupèreront probablement leur meilleur finisseur, Fernando Torres, touché à la cuisse pendant la trêve hivernal. Quoi qu’il en soit, Liverpool n’a pas le temps de s’apitoyer sur les occasions ratées d’hier soir. Ce week-end, un choc contre le leader Arsenal devrait maintenir la pression. D’autant que les Gunners démolissent tout sur leur passage en ce moment. Ce sera aussi l’occasion de savoir à quel niveau Liverpool peut se hisser cette saison.
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