Gomis l’homme à tout faire
Payet a mûri
Saint-Étienne reparti sur de bonnes bases
Le Chaudron fera peau neuve
Bafe Gomis très demandé
Laurent Roussey ne perd pas ses ambitions
Beaucoup de Stéphanois avaient fait de lui le successeur désigné de Julien Sablé. Un peu trop vite peut-être… Promu capitaine de l’ASSE au début de la saison, après le départ du milieu de terrain à Lens, Loïc Perrin n’a pas encore convaincu tous les observateurs. Le jeune milieu de 22 ans à peine, a eu du mal à s’imposer comme le véritable leader du groupe stéphanois.
Comme pour le reste de l’équipe, il lui a fallu être au pied du mur pour réagir et montrer un clair esprit de révolte afin de ne pas tomber dans la zone rouge. "On en a parlé avec le coach. Il m’a dit qu’il voulait que je m’investisse davantage au sein du groupe. C’est ce que j’essaye de faire, avec ma propre personnalité", concédait-il après la victoire de Saint-Étienne sur Nancy (4-0), lors de la 25e journée. Un peu trop neutre, voire effacé pour certains, Loïc Perrin a notamment été critiqué pour un rendement sur le terrain bien moindre que celui qu’il affichait au printemps dernier, lors de son retour après une grave blessure au genou.
Des difficultés à trouver sa place
Pourtant, toutes ses qualités ne se sont pas envolées en quelques mois. Et ses dernières prestations, notamment face à Nancy où il a rendu une belle copie en tant qu’arrière-droit, ont démontré qu’il digérait peu à peu cette fameuse année post-blessure. Sa vision du jeu reste toujours aussi perçante et sa volonté d’aller de l’avant intacte, mais il n’a pas toujours la possibilité d’y parvenir. D’abord parce qu’il a longtemps été trimballé d’un poste à l’autre, notamment en début de saison, afin de combler les divers forfaits. Milieu de terrain récupérateur, arrière-droit, défenseur central même, Loïc Perrin a testé beaucoup de positions cette saison, sans véritablement pouvoir trouver ses marques. "Je suis arrivé en pro à un poste de milieu défensif axial. C’est là où je me sens le mieux. J’aime participer aux phases offensives, aller vers le but" s’insurge-t-il sur l’equipe.fr. "Ceci dit, je suis prêt à jouer derrière si le coach me le demande, pour dépanner..." Ensuite parce que l’équipe dans son ensemble, jouant parfois très bas, ne lui a pas toujours offert les solutions pour qu’il s’exprime.
Dans ces conditions, difficile de peser autant sur le jeu forézien qu’auparavant et de tenter autre chose que des montées isolées, qui partent souvent de loin et n’ont guère de succès. Son récent regain de forme, combiné à l’affection que porte Geoffroy-Guichard à l’enfant du pays et surtout au comportement plus offensif du collectif stéphanois, qui tente ces dernières semaines d’imposer plus de rythme à ses rencontres, devraient cependant lui permettre de retrouver un niveau plus en adéquation avec les espoirs placés en lui. Car il ne faut pas oublier que le milieu de terrain n’a que 22 ans. L’idée de le débarrasser, au moins quelques temps, d’un lourd brassard de capitaine pourrait également germer dans l’esprit de Laurent Roussey. Ce qui lui enlèverait certainement une belle épine du pied.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |