Une défaite lensoise pour se relancer
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Avant de quitter le nid lyonnais, Loïc Rémy avait démontré qu’il pouvait voler de ses propres ailes. De plus en plus sollicité par Alain Perrin, le jeune attaquant issu du centre de formation rhodanien n’avait pourtant aucune intention de se contenter de quelques bouts de match ou de jouer les remplaçants de luxe chez les champions de France. Très sollicité cet hiver, c’est à Lens, au sein d’une équipe en difficulté, qu’il a alors choisir de progresser, afin de relever un challenge intéressant. "J’avais besoin de temps de jeu. Et à Lens, il y a les infrastructures pour progresser", confiait-il à son arrivée. Il ne lui a pas fallu longtemps pour s’adapter à ses nouvelles couleurs, marquant dès sa première titularisation face à Caen (4-1). "Avec le coach, on a décidé qu’il fallait que je marque 12 buts avant mon départ. Il m’en reste encore 11" plaisantait-il alors. Un peu plus d’un mois plus tard, il en a inscrit deux de plus en championnat, et fait trembler les filets en Coupe de la Ligue au Mans (5-4).
Une polyvalence nécessaire
Tout autant que son bilan comptable, c’est aussi la motivation exposée par Loïc Rémy qui ravit son entraîneur et ses coéquipiers. La mentalité et la combativité démontrées par le jeune Lyonnais depuis son arrivée séduit le public lensois tout autant que ses prestations sur le terrain. Il n’a ainsi pas perdu de temps pour montrer au Stade Bollaert son envie de défendre le maillot Sang et Or. Dès lors qu’on lui a laissé une chance de s’exprimer, l’ancien Lyonnais n’a pas tardé à la saisir pour accumuler les bonnes performances et ne plus lâcher sa place. Depuis six rencontres, il est le seul attaquant à être systématiquement aligné, alors qu’Aruna Dindane, Kevin Monnet-Paquet ou Toifilou Maoulida se partagent la ou les places restantes en attaque. "Quoi qu’il arrive, je m’adapte à la situation et je jouerai là où le coach pense que je peux apporter le plus : dans l’axe ou à droite. Je dois prouver que je suis compétitif."
Toujours disponible
Le petit plus de Loïc Rémy en attaque demeure ainsi ses capacités d’adaptation ainsi que sa polyvalence. Quel que soit les joueurs alignés à ses côtés, ou même la tactique choisie, à deux ou trois attaquants, il s’adapte à la situation, se faisant aussi efficace dans l’axe qu’à droite, en pointe ou tournant autour d’un autre attaquant, voire même un cran en-dessous, au milieu de terrain, où sa mobilité fait merveille. Comme à Lyon, il impressionne également par son activité et notamment son envie de descendre chercher les ballons et de ne pas attendre que le cuir vienne à lui. Disponible, il se veut percutant et a clairement contribué à la dynamisation du secteur offensif lensois (ndlr : 14 buts lors des huit derniers matchs), notamment grâce à sa vitesse de course et à ses accélérations. De quoi pousser Gervais Martel à y réfléchir à deux fois avant de renvoyer Loïc Rémy à Lyon plutôt que de débloquer 8 à 10 millions d’euros, montant de se clause libératoire… D’autant plus qu’à seulement 21 ans, il pourrait durer dans le Nord.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |