Lyon a pris son temps
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L’OM impose sa loi
"Sur le terrain, on a peut-être été moins bon qu’eux mais à l’arrivée, c’est nous qui remportons le trophée." L’unique buteur de la soirée, Sidney Govou reste lucide. L’Olympique Lyonnais n’a pas réalisé samedi soir le meilleur match de sa saison, mais a fait preuve une nouvelle fois d’une abnégation et d’une solidarité indéniables. "On n’a pas fait forcément un grand match. Je pense que Paris a fait un meilleur match que nous. Mais ce que l’on retiendra dans les semaines à venir et l’année prochaine, c’est que Lyon a remporté la Coupe de France. On savait que ce serait un match à part, qu’il fallait être costaud dans les têtes. On a su subir et planter le but qu’il fallait." Dominés dans le jeu, parfois même dépassés dans l’attaque du ballon par des Parisiens particulièrement envieux de réaliser le doublé, les Rhodaniens ont su prendre leur mal en patience.
Une récupération difficile
Entre une volonté de ne pas faire le jeu et des soucis pour conserver le ballon face à des Parisiens volontaires et très efficaces dans la construction de leurs actions, les champions de France ont ainsi peu vu le cuir durant les 90 premières minutes de jeu et n’ont surtout que rarement réussi à approcher des buts de Jérôme Alonzo autrement que sur coups de pied arrêté ou frappes lointaines. "À la mi-temps, on aurait peut-être dû perdre 2 ou 3 buts à 0 mais il y a eu des arrêts de Greg (Coupet) et des sauvetages sur la ligne" concédait Mathieu Bodmer à l’issue de la rencontre.
Le rouleau-compresseur se met en marche
La fatigue du PSG, qui a beaucoup tenté pendant le temps réglementaire, n’a pas été innocente dans le meilleur comportement de l’OL, en fin de rencontre, puis durant les prolongations. Les Parisiens ont quelque peu relâché l’étreinte et les Lyonnais ont progressivement réussi à jouer plus haut et à mettre en place une pression de plus en plus intense. "Contre une valeureuse équipe parisienne, on a eu du mal à rentrer dans le match. On a peut-être eu du mal à digérer le titre. C’est l’histoire d’un match : chaque équipe a eu son moment fort. Comme souvent dans ces cas-là, la première équipe qui marque a beaucoup de chances de l’emporter" confirmait Alain Perrin. Subir avec abnégation, tenir le score jusqu’à renverser peu à peu la tendance et prendre le dessus sur son adversaire alors qu’il baisse de régime physiquement et ressasse ses occasions manquées, l’Olympique Lyonnais a parfaitement mené sa barque. Jusqu’au premier doublé de son histoire.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |