vendredi 16 mai 2008


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Football - Lyon
Lyon 1-0 Metz
Lyon cherche un second souffle
La Page des Sports - Le 16 avril 2008

Le président Aulas ne le nie pas, ce qu’il faut retenir, c’est seulement la qualification de l’OL pour les demi-finales de la Coupe de France, la première depuis 1998. Pas la manière. Pourtant, pour mieux terminer l’année, Lyon a tout intérêt à se pencher sur ses difficultés à présenter un bloc-équipe durant toute une rencontre, ce qui nuit notamment à son rendement offensif.


Alain Perrin n’avait pas fait les choses à moitié en sélectionnant sept attaquants pour les quarts de finale de la Coupe de France face à Metz, hier soir. Une large revue d’effectif incluant des joueurs comme César Delgado, apparu à seulement six reprises depuis son arrivée cet hiver, ou Anthony Mounier, l’un des espoirs de la formation rhodanienne, qui laissait à penser que le technicien lyonnais pourrait faire tourner à l’avant. Il a pourtant fait dans le classique alignant Karim Benzema, Fred et Kader Keita à la pointe de l’attaquant de l’OL.

Le trio a une nouvelle fois très bien fonctionné en première période, notamment grâce à la vitesse et à la puissance de Kader Keita sur le côté droit et à la technique de Karim Benzema, qui a ouvert le score sur un exploit personnel, alors qu’il se trouvait englué dans la défense messine. La seconde période n’a en revanche pas eu la même saveur, les trois hommes peinant de plus en plus à s’approcher dangereusement des cages de Christophe Marichez.

Une relation distendue entre les lignes

Les Lyonnais ont ainsi laissé beaucoup d’espaces à leurs adversaires en seconde période, permettant à ceux-ci de multiplier les offensives. "On a du mal à gérer un score. On perd trop vite le ballon. On évolue avec des attaques rapides qui entraînent une prise de risques et ne permettent pas au bloc d’avancer et de se situer plus haut" explique Christophe Galtier, l’entraîneur adjoint de l’OL, sur le site officiel du club. L’avantage de disposer de joueurs capables de partir de loin et de porter rapidement le ballon vers l’avant, comme Karim Benzema et Kader Keita, s’est en effet transformé en inconvénient au fil de la rencontre. Postée très bas pour ne pas s’exposer outre-mesure aux attaques lorraines, l’équipe n’a pas réussi à suivre ses attaquants et l’espace entre le milieu de terrain et l’attaque s’est progressivement agrandi.

Kim Källström et Juninho ont bien essayé de le combler régulièrement, le Brésilien s’acharnant même à conserver la balle au milieu de terrain, quitte à ralentir les offensives lyonnaises, afin de faire remonter l’équipe, mais cela n’a pas toujours suffi à densifier le secteur offensif de l’OL. "On perd ensuite le ballon trop rapidement en situation offensive et des écarts se forment entre les lignes, qui permettent à l’adversaire de s’y engouffrer. Quand on attaque, il faut, à un certain moment, savoir mettre le pied sur le ballon, comme l’a fait assez souvent Juninho, afin de faire travailler l’équipe adverse" confirme Christophe Galtier.

Un être vous manque…

Si la technique individuelle de chacun des trois attaquants pouvait faire la différence à tout moment, les attaquants ont clairement manqué de soutien du reste de l’équipe. L’absence d’un homme, Jérémy Toulalan, s’est alors une nouvelle fois faite sentir. Comme à Marseille ou face à Rennes. Blessé lors de la rencontre contre l’Olympique de Marseille, l’international tricolore fait cruellement défaut à l’équipe. Car l’inlassable récupérateur se veut également l’une des premières rampes de lancement des offensives lyonnaises. Son activité permet non seulement de râtisser les ballons, mais également de combler les espaces et surtout de laisser jouer les deux autres milieux de terrain plus haut. Hier soir encore, Juninho et Kim Källström sont restés assez bas, malgré l’activité de Marc Crosas. L’étincelle Toulalan n’était pas présente, le milieu de terrain était donc moins dense, les espaces plus grands et les joueurs comme poussés à combler les vides laissés par l’ancien Nantais.

Collectivement davantage portée vers l’avant en première période, l’équipe n’a exposé ces problèmes qu’en deuxième période, au moment où elle s’est mise à reculer et n’a plus présenté un bloc qui avance à son adversaire. "Pour un prétendant au titre de champion de France et à la finale de la Coupe de France, il va falloir resserrer les boulons et faire beaucoup de vidéo pour analyser tout ce qui ne va pas. Le bloc équipe doit être beaucoup plus performant" concluait d’ailleurs Grégory Coupet. Après trois avertissements face à Marseille (1-3), Rennes (1-1), puis Metz (1-0), l’urgence se fait sentir…

Marie Ange Kostoff

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