Le septième rugissant
Toulalan, le maillon fort de la chaîne lyonnaise
Lyon et sa drôle de communication
Lyon cherche un second souffle
Lyon manque de mordant
Toulalan et Fred soulagés
"La défaite est logique." Grégory Coupet ne fait pas de détails. Pour lui, la victoire marseillaise, dimanche soir au Vélodrome (3-1), ne souffre d’aucune contestation. Ses coéquipiers et ses dirigeants ne cherchent d’ailleurs pas d’excuses pour expliquer les difficultés des Lyonnais, simplement dépassés par la puissance et la force collective, mais aussi et surtout offensive de l’Olympique de Marseille. "On s’est fait bouger et ici il était difficile de résister. Il aurait fallu que l’on se mette au même niveau d’agressivité pour faire un vrai combat ce soir (…) On a démontré de belles capacités techniques mais il nous a manqué le bleu de chauffe", concède le portier rhodanien. Face à des joueurs tels que Mamadou Niang, Djibril Cissé et Kanga Akalé, l’attitude trop passive de l’arrière-garde lyonnaise, notamment durant la première demi-heure, puis en début de seconde mi-temps a été fatale aux champions de France.
Difficile en effet de surveiller les trois attaquants de l’OM avec efficacité, surtout lorsque le reste de l’équipe les soutient en montant bien en bloc. "Samedi à l’entraînement, j’ai demandé à mes joueurs d’attaquer et de défendre ensemble. (…) Cela fait une différence énorme quand tout le monde attaque et tout le monde défend. On est beaucoup plus forts" confirme d’ailleurs l’entraîneur olympien Eric Gerets. Les pointes olympiennes ont surtout réussi à déstabiliser la défense lyonnaise grâce à une mobilité et une activité incessante. En première période notamment, Kanga Akalé et Djibril Cissé ont particulièrement fait le jeu, attirant à eux les défenseurs rhodaniens. Jean-Alain Boumsong et Sébastien Squillaci ont ainsi très souvent été contraints de se retrouver à deux sur le dos de Djibril Cissé. Il n’a pas été rare de voir la ligne défensive lyonnaise se décaler, ouvrant davantage d’espaces pour Mamadou Niang sur la gauche ou dans l’axe.
En se méfiant bien plus de Djibril Cissé, les sextuples champions de France en ont parfois oublié l’un de ses plus grands complices. Le meilleur buteur de l’OM a ainsi eu les coudées plus franches et a alors offert plus de percussion à ses coéquipiers. "Je suis content de ma réussite, mais je la dois aussi à mes coéquipiers, au travail à l’entraînement et à la confiance du coach. J’ai progressé dans l’efficacité devant le but. Je suis beaucoup plus concentré, plus lucide" insistait Mamadou Niang. Une lucidité qui a fait mouche au sein d’une arrière-garde déstabilisée. Car rarement l’OL a réussi à couvrir la largeur du terrain et les espaces se sont multipliés. Et sans l’apport de Jérémy Toulalan, sorti avant même la fin du premier quart d’heure, les difficultés se sont accumulées. Une absence qui aura pesé lourd face au bloc marseillais…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |