Le casse-tête manceau
Le Mans pressé par son besoin de croissance
Lyon se heurte au mur sarthois
La CAN fait mal au Mans
Pari réussi pour Rudi Garcia
Pelé et Cerdan privés du Vélodrome
Le Mans 1-0 Lyon (mi-temps : 0-0)
Buts : De Melo (69e)
Arbitre : Thierry Auriac
Avertissements : Geder (90e) pour Le Mans, Squillaci (90e) pour Lyon
Le Mans : Pelé (c), Calvé, Bouhours, Geder, Camara, Romaric, Yebda, Sessegnon (coutadeur 90e), Gervinho, Matsui (Baal 88e), De Melo (Maiga 82e). Entr. : Rudi Garcia
Lyon : Coupet, Clerc, Squillaci, Boumsong, Réveillère, Bodmer (Toulalan 77e), Källström, Juninho (c) (Keita 77e), Ben Arfa, Delgado (Benzema 65e), Govou. Entr. Alain Perrin
Le Mans prend des allures de bête noire pour l’Olympique Lyonnais cette saison. Car si en 2007 les champions de France avaient trouvé les ressources pour renverser une situation bien compromise, et finalement remporter le match 3-2, l’année 2008 ne connaît pas le même succès. Après la défaite en demi-finale de Coupe de la Ligue (0-1), l’OL est de nouveau tombé au Stade Léon Bollée (0-1). Plus inquiétant, comme lors de cette rencontre de coupe, les Lyonnais ont connu les mêmes difficultés face au schéma de jeu des Manceaux. Grâce à quatre joueurs à vocation offensive, et surtout une envie véritable d’aller de l’avant et de ne jamais laisser les Lyonnais respirer, le club sarthois a semble-t-il trouvé les clés pour empêcher les sextuples champions de France de poser leur jeu.
"On a laissé beaucoup d’énergie, mais ça n’a pas marché" déplorait Sidney Govou à la fin de la rencontre. Les Rhodaniens ont ainsi essayé de trouver des solutions pour forcer le verrou manceau, notamment grâce au positionnement d’Hatem Ben Arfa en retrait, dans l’axe, en première période. L’international tricolore est ainsi venu chercher beaucoup de ballons, pour mieux les distribuer à Sidney Govou ou César Delgado, voire tenter sa chance de loin. Mais à l’image de ces tentatives d’Hatem Ben Arfa, les offensives lyonnaises sont trop souvent restées dans l’axe pour véritablement mettre en danger Yohann Pelé. Kim Källström a lui aussi tenté de mettre son grain de sel régulièrement, en se heurtant toujours à l’arrière-garde adverse qui se refermait rapidement sur lui. Le replacement d’Hatem Ben Arfa sur le côté gauche en deuxième mi-temps a donné un peu plus de mouvements sur les côtés. Mais l’OL a continué à avoir du mal à remonter la balle, en grande partie à cause de la pression mancelle.
Des Manceaux audacieux mais sereins
Car en face d’eux, les Lyonnais avaient une formation qui a quasiment toujours été de l’avant, sauf dans les cinq dernières minutes de la rencontre, quand Rudi Garcia a finalement décidé de jouer la sécurité et de lancer Ludovic Baal sur le terrain afin de renforcer sa défense. Les effets ne se sont d’ailleurs pas fait attendre et l’OL a pu davantage s’approcher des cages de Yohann Pelé, l’équipe sarthoise faisant davantage le dos rond dans les arrêts de jeu. Le reste du temps, le MUC 72 a toujours cherché à prendre le jeu à son compte. En première période, l’équipe s’est ainsi très souvent retrouvée en surnombre à l’approche de la surface de Grégory Coupet, notamment grâce aux montées régulières et percutantes d’Hassan Yebda et d’Ibrahima Sory Camara sur les côtés, mais aussi à la rapidité et à l’explosivité de ses joueurs. Qu’il s’agisse de Daisuke Matsui ou Tulio de Melo, les attaquants ont fait preuve de beaucoup de mobilité pour gêner la défense lyonnaise. Sans toutefois se créer beaucoup d’occasions dangereuses…
C’est surtout dans la conservation de balle que le Mans a fait la différence face à des Lyonnais qui, sans Jérémy Toulalan pendant 75 minutes, ont perdu beaucoup de ballons une fois la ligne médiane franchie. L’influence de Stéphane Sessegnon, dans la conservation de balle, mais surtout dans l’orientation du jeu, n’a jamais faibli. Le Béninois s’est de nouveau imposé par son impact physique et sa maîtrise technique au milieu de terrain, parvenant toujours à se remettre dans le sens du jeu pour permettre à ses coéquipiers de passer avec succès le premier rideau lyonnais. L’OL a cru pendant longtemps pouvoir tenir face à des adversaires certes maîtres du terrain et de la balle, mais finalement peu dangereux pour Grégory Coupet. Mais Tulio de Melo a mis fin à leurs espoirs sur un centre d’Ibrahima Sory Camara, légèrement dévié par Hassan Yebda (69e). L’entrée de Karim Benzema, pour densifier l’attaque et lui apporter un peu plus de vitesse, n’a rien changé à la donne. L’OL reste premier de Ligue 1 mais pourrait sentir le souffle des Bordelais dès demain soir, si les Girondins imposent leur loi à Monaco.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |