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Terminer l’année dans les cinq premiers. Un événement que n’avait pas tenu Manchester City depuis bien longtemps. Malgré un dernier match difficile face à Liverpool, les Mancuniens ont plié mais n’ont pas rompu face aux Reds (0-0) et ont terminé l’année 2007 en justifiant un peu plus leur cinquième place en Premier League. Belle, la réussite n’a pourtant pas de quoi surprendre. Racheté par la société UK Sports Investments, contrôlée par l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, le club n’a jamais caché ses ambitions. "Nous partageons la détermination de remettre le club à la place qui est la sienne, c’est à dire au plus haut, que ce soit en championnat ou dans les compétitions européennes" s’enthousiasmait le nouveau propriétaire à son arrivée. Les déclarations d’intention étaient nombreuses, elles ont été suivies d’effet.
Avec seulement quatre défaites depuis le début de la saison, Manchester City impressionne par sa régularité et surtout sa solidarité. Le lourd recrutement effectué à l’intersaison n’a pas attiré des stars mais des joueurs complémentaires entre lesquels l’alchimie est aujourd’hui évidente notamment en défense. Combative à défaut d’être toujours solide (ndlr : Manchester City a encaissé 22 buts en 20 matchs), l’arrière-garde des Citizens offre tout de même une base rassurante pour une formation qui évolue très bas et qui mise avant tout sur ses forces en contre. Pas toujours spectaculaire, l’équipe se veut ainsi très explosive, notamment grâce à Vedran Corluka, première rampe de lancement des attaques mancuniennes, mais aussi et surtout Elano Blumer et Martin Petrov. Très rapides, les deux milieux de terrain en imposent également par leur puissance et leur activité.
Construire pour l’avenir
Lourdement critiqué outre-Manche pour son échec à la tête de l’équipe nationale d’Angleterre, Sven-Goran Eriksson a retrouvé de la crédibilité en permettant aux Citizens de remonter vers les sommets. Mais si le Suédois peut se vanter d’un succès comptable indéniable (ndlr : après vingt journées, Manchester City a engrangé 36 points soit à peine six de moins que lors de l’intégralité du dernier exercice), le jeu pratiqué par Manchester City reste prévisible voire stéréotypé. En se contentant souvent de simplement remonter la balle, de déborder sur les ailes et de centrer fort devant le but, les joueurs de Manchester ne placent pas les buteurs dans les meilleures conditions pour s’exprimer.
Entre manque de créativité pour les milieux de terrain et manque de réalisme pour les attaquants, le mercato hivernal arrive donc à point nommé pour une équipe qui cherche encore à se renforcer, notamment dans le secteur offensif. Les pistes sont très nombreuses, beaucoup semblent fantaisistes mais il est certains que Manchester City recherche au moins un attaquant, ni Rolando Bianchi (quatre buts), ni Emile M’Penza (deux buts) ou même Darius Vassell (un but) n’ayant véritablement donné satisfaction depuis le début de la saison. "Nous avons une bonne équipe, mais si vous regardez les quatre premiers, ils ont une équipe encore meilleure" concédait Sven-Goran Eriksson. Le Suédois a posé les fondations, il lui faut désormais du renfort pour construire un avenir glorieux et durable pour son équipe.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |