Paris en première ligne des blessures
Marconnet, le pilier se consolide
Hernandez, pour le meilleur et pour le pire
Paris éliminé à son tour
Paris aura son nouveau stade
Papé fait mieux que de la résistance
Difficile pour Sylvain Marconnet d’oublier cette blessure à la jambe contractée en mars 2007. Non seulement parce qu’elle l’a empêché de vivre la deuxième Coupe du monde de sa carrière en octobre dernier, mais aussi parce qu’il en porte encore les stigmates, plus d’un an après. Un large pansement protège ainsi toujours cette jambe gauche qui l’a tant fait souffrir, et l’a éloigné des terrains depuis plusieurs mois. Comme pour lui rappeler qu’il est faillible et qu’il n’est pas question d’aller trop vite en besogne.
Son impatience l’été dernier, alors qu’il voulait à tout prix revenir en forme pour le Mondial lui a valu une nouvelle opération et quelques semaines de convalescence supplémentaires. Aujourd’hui, il n’est donc pas question de brûler les étapes. À l’entraînement, l’international tricolore ne force pas et reste à l’écart, accompagné, entre autres de Pascal Papé, lui aussi en phase de reprise. Les Parisiens ont quasiment fait la moitié de leurs matchs sans lui, ils disposent donc de joueurs lui permettant de souffler et de revenir progressivement. En compétition, il a tout de même remis le bleu de chauffe et les premiers effets de son retour progressif se sont faits sentir.
Un retour gagnant
Si le pilier a officiellement repris le chemin du Top 14 le 26 janvier dernier face à Bourgoin, il n’avait pas, dans les deux mois suivants, disputé une mi-temps entière. Les trois dernières rencontres lui ont permis de se frotter avec plus d’intensité au championnat. Titulaire au poste de pilier droit face à Toulouse (29-0) et Bayonne (34-14), il a débuté la rencontre face à Dax en tant que pilier gauche, étalant de nouveau cette polyvalence qui a fait de lui l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur pilier de France. Parfois en difficulté depuis le début de la saison, la mêlée parisienne n’est pas peu fière de pouvoir compter de nouveau sur Sylvain Marconnet. Et si elle doit également une solidité et une capacité à faire souffrir le pack adverse au retour de Rodrigo Roncero, l’arrivée du plus capé des piliers français n’est pas innocente dans le comportement de la mêlée parisienne. Plus sereine, plus conquérante, notamment face à Dax, elle a retrouvé de belles couleurs à deux mois des demi-finales.
Une avenir parisien
À 32 ans, la récupération a donc été longue, mais elle semble aujourd’hui presque complète. Sur le chemin de son meilleur niveau, Sylvain Marconnet s’est donc logiquement interrogé sur son futur. La Coupe du monde 2007 ratée, il vise désormais le Mondial néo-zélandais en 2011. Et pour cela, pas question de quitter Paris, avec lequel il sait qu’il pourra jouer le titre chaque année, et prétendre au titre européen. "Ce club joue les premiers rôles. Je peux être en vue et je peux atteindre du haut niveau et de la performance grâce aux structures d’entraînement. Et puis l’effectif est riche. Il me permettra de souffler. Je ne suis pas encore en forme optimale. J’ai besoin d’une grosse structure pour m’épanouir au maximum, que ce soit avec Paris ou l’équipe de France" confie-t-il sur le site officiel du club. Il ne tentera donc ni le diable, ni un nouveau défi avec Bayonne, mais finira sa carrière au sein d’une formation avec laquelle il a tout connu depuis onze ans. Et au sein de laquelle il sait qu’il a tous les éléments pour retrouver et conserver le niveau qui en a fait l’un des meilleurs piliers de France.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |