Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
Une série d’invincibilité se prolonge. Quatre victoires pour un nul en cinq rencontres. Ce ne sont certes que des matchs amicaux, mais la dynamique phocéenne est déjà intéressante. Avec un groupe pratiquement complet à sa disposition, Albert Émon a aligné une formation en première période qui devrait ressembler à l’équipe débutant le championnat à Strasbourg, le 4 août. Parfaitement équilibrée et dégageant une belle impression de solidité, le onze de départ a grandement reposé sur la technique et la capacité d’organisation de Benoît Cheyrou qui fait étalage d’un très gros volume de jeu, surtout à cette période de l’année.
Si sa complémentarité avec Modeste M’Bami semble moins évidente qu’avec Lorik Cana, laissé au repos, l’ancien Auxerrois se trouve déjà à l’origine de nombreuses offensives et démontre que son intégration dans le dispositif olympien se déroule à merveille. En revanche, celle de Karim Ziani et Boudewijn Zenden n’est pas encore à un stade aussi avancé, mais cela semble logique dans la mesure où les deux recrues marseillaises disputaient leur première rencontre sous la tunique phocéenne à Perpignan.
Mamadou Niang à droite
L’ancien Sochalien a paru quelque peu isolé dans l’axe, peinant à trouver des points d’appui pour fructifier de belles accélérations. Le positionnement inhabituel de Mamadou Niang sur l’aile droite ne l’a peut-être pas aidé, les permutations devant semblant logiquement manquer encore de naturel. De son côté, le Néerlandais s’est illustré essentiellement par sa technique et sa capacité d’accélération. Il a notamment montré qu’il n’avait pas peur de se servir de son pied droit, que ce soit pour frapper au but ou pour chercher à rentrer dans l’axe. L’ancien ailier gauche de Liverpool a d’ailleurs été le seul joueur de champ du côté marseillais à disputer l’intégralité de la rencontre.
Une certitude cependant se dégage déjà de la formation d’Albert Émon. Ca va très vite devant. Chacun des joueurs offensifs alignés au coup d’envoi a ainsi offert un avant-goût de leur coup de reins. La force de percussion n’a apparemment pas souffert du départ de Franck Ribéry au Bayern Munich. D’autant plus que derrière, Taye Taiwo et Habib Beye n’ont guère hésité à monter et proposer des solutions intéressantes sur les ailes.
Cissé buteur
Plus posée, la seconde période a surtout permis à l’Olympique de Marseille de travailler un positionnement plus haut sur le terrain à mesure que les titulaires quittaient progressivement le terrain. Entré à l’heure de jeu sur le flanc droit de la défense phocéenne, Ronald Zubar en a profité pour confirmer, après son interlude la saison passée, qu’il pouvait incarner un remplaçant solide en cas d’indisponibilité de Habib Beye. L’ancien Caennais s’est illustré par des montées généreuses, l’une d’elle lui permettant d’offrir une passe décisive à Djibril Cissé en s’arrachant pour offrir un centre que l’avant-centre international a converti d’un somptueux retourné (64e). Plus technique et un peu moins percutante, notamment en raison des sorties de Mamadou Niang (61e), Djibril Cissé (66e) et Karim Ziani (72e), cette option tactique pourrait bien convenir face à des formations regroupées en défense. Un scénario que l’OM se prépare à rencontrer souvent cette saison…
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