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Football - Coupe de la Ligue
Auxerre-Marseille
Marseille n’a pas pris garde aux contres
La Page des Sports - Le 17 janvier 2008

En bon capitaine, Benoît Pedretti a offert à ses coéquipiers la qualification pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue en marquant le but de la victoire dans les dernières secondes de la partie face à l’Olympique de Marseille (1-0). Plus audacieux dans le jeu, les Phocéens ont néanmoins subi de plein fouet la force bourguignonne en contre.


La feuille de match

Auxerre 1-0 Marseille (mi-temps : 0-0)
Buts : Pedretti (90e)

Arbitre : Stéphane Bré

Auxerre : Sorin, Jaurès, Grichting, Tamas, Mignot, Chafni, Kahlenberg, Pedretti (c), Lejeune (Oliech 65e), Niculae, Jelen. Entr. : Jean Fernandez

Marseille : Mandanda, Sabo, Givet, Rodriguez (Kaboré 73e), Bonnart, Ziani, Cheyrou, Cana (c) Nasri, Akale, Cissé. Entr. : Eric Gerets

Face à l’AJ Auxerre, mieux vaut rester vigilant jusqu’à la dernière seconde. Déjà lors des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue, l’OGC Nice avait concédé un but dans le temps additionnel de sa rencontre à l’Abbé Deschamps pour finalement s’écrouler en prolongations (2-6 ap.). Cette fois c’est l’Olympique de Marseille qui s’est relâché dans les ultimes secondes de la partie, laissant Benoît Pedretti tromper Steve Mandanda d’une superbe tête plongeante à la retombée d’un centre d’Ireneusz Jelen et offrir la qualification à ses coéquipiers(1-0). Pourtant, les Auxerrois avaient prévenu, donnant des preuves de leur habilité en contre tout au long du match.

Fidèles à leurs habitudes, les Bourguignons n’ont pas cherché à faire le jeu et ont laissé cet honneur aux Marseillais. Cette timidité apparente ne les a pas empêchés de se retrouver dans de bonnes situations devant le but adverse. Grâce à l’explosivité d’Ireneusz Jelen mais aussi et surtout de Daniel Niculae, qui s’est retrouvé seul devant Steve Mandanda à la demi-heure de jeu après un magnifique coup du sombrero suivi d’une frappe. Les contres auxerrois ont surtout été plus tranchants qu’à l’habitude grâce au soutien actif de Kamel Chafni, très régulièrement placé au milieu de terrain plutôt qu’en défense et qui n’a pas hésité à souvent repiquer dans l’axe pour soutenir les attaquants. Il proposait ainsi un point d’appui essentiel aux côtés de Thomas Kahlenberg et permettait aux Auxerrois de varier jeu court et jeu long, sans avoir à compter uniquement sur le jeu en profondeur de leurs attaquants.

Des bases solides

C’est toutefois défensivement que l’AJA s’est rassurée. "Ça faisait deux match de suite qu’on prenait beaucoup de buts, c’est bien de ne pas en avoir encaissé" lâchait dans un souffle le gardien auxerrois Olivier Sorin, faisant notamment référence à la défaite de l’AJA à Bordeaux le week-end dernier (1-4). Cette fois, les Bourguignons n’ont pas paniqué face à l’Olympique de Marseille. Pourtant, les Phocéens ont mis beaucoup de vitesse dans leur jeu en première période. Face à une défense à cinq, bien soutenue par son milieu de terrain, il s’agissait d’apporter du mouvement pour prendre l’arrière-garde auxerroise à revers. Mais une fois passé le premier rideau, les hommes d’Eric Gerets ont souvent trouvé un adversaire en couverture. Leur salut aurait en revanche pu venir des côtés et notamment du flanc gauche occupé par Kanga Akalé. L’ancien Auxerrois a posé beaucoup de problèmes à Kamel Chafni, suppléé par Gabriel Tamas. En plus d’étirer le jeu, il a ouvert des espaces dans l’axe où a pu s’engouffrer Djibril Cissé. L’entente n’a pas été parfaite puisqu’elle est restée stérile, mais la combinaison des deux joueurs s’est avérée particulièrement dangereuse.

Moins présent en seconde mi-temps, Kanga Akalé s’est montré aussi sage que sa formation. Las de faire le jeu, Marseille s’est fait moins percutant, et il n’était pas dans l’intérêt d’Auxerre de prendre le relais. Même l’entrée de Dennis Oliech, pour dynamiser le secteur offensif bourguignon, n’a pas apporté plus de mouvement à la partie. Du moins jusqu’à la dernière minute où Benoît Pedretti a lancé la contre-attaque, servi Jelen sur le côté droit et donné le dernier coup de rein pour se placer devant les buts de Steve Mandanda et priver ses anciens partenaires d’une prolongations qu’ils semblaient chercher depuis quelques minutes. N’en déplaise à ceux qui attendaient un choc entre le PSG et l’Olympique de Marseille en demi-finale, c’est Auxerre qui atteint pour la troisième fois de son histoire le dernier carré de la Coupe de la Ligue.

Marie Ange Kostoff

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