Hamilton se relève à Monaco
Les qualifications offrent à Massa une option sur la victoire
Barrichello de la lumière à l’ombre
Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Quand Felipe Massa aime, il ne compte pas. S’il se sent bien sur la piste du Grand Prix de Bahreïn, il se sent encore mieux sur celle de Tuzla, en Turquie. Depuis trois ans, le Brésilien n’a laissé à personne le soin de lui ravir la victoire à Istanbul et ce week-end encore, personne n’a été en mesure de contester sa domination, à la surprise de son ancien directeur d’écurie, Ross Brawn. "Felipe a des premières courses difficiles, mais pour moi sa performance ce week-end a été exceptionnelle et c’est un circuit sur lequel il semble exceller" explique le directeur de Honda. Sur une piste changeante, où l’adhérence est primordiale et où l’agressivité dans le pilotage peut être un handicap, le pilote Ferrari a démontré qu’il savait canalisé son énergie et rester devant sans aucun problème. Hormis durant les quelques tours séparant le deuxième arrêt de Lewis Hamilton et de son adversaire, lors desquels le Britannique a pris la tête de la course, Felipe Massa n’a pas lâché la première place, ne commettant aucune erreur malgré la pression.
De la maîtrise
"La course a été difficile. Lewis a beaucoup poussé derrière moi pendant toute la course" soufflait-il après le Grand Prix. Le pilote McLaren ne l’a en effet pas ménagé durant toute l’épreuve. La stratégie de Lewis Hamilton et de McLaren était simple dimanche après-midi : réaliser trois arrêts afin d’avoir des relais plus courts et surtout une monoplace plus légère, afin de rivaliser avec les Ferrari. Malgré cette stratégie, le vice-champion du monde a terminé à 3,7 secondes du vainqueur du jour, mais n’a jamais véritablement semblé en mesure de vaincre Felipe Massa, une nouvelle fois intouchable en Turquie. Les deux premières fois, son agressivité lui avait permis de soulever le trophée de la victoire. Cette fois, sa gestion et ses facultés d’adaptation ont été des atouts précieux pour franchir la ligne d’arrivée devant ses adversaires. Car entre la disparition des aides électroniques au pilotage et le manque d’adhérence du circuit, Tuzla se veut une piste où il est parfois difficile de tenir sa voiture si on est trop agressif.
Une régularité naissante
Tout autant que la manière, pleine d’autorité, la victoire de Felipe Massa revêt une importance particulière au niveau du classement. Le Brésilien remonte en effet à la deuxième place du championnat, à sept points de son coéquipier Kimi Räikkönen et à égalité avec Lewis Hamilton et se relance idéalement dans la course au titre. La prime de la régularité ne revient donc pas seulement au Finlandais, mais donc également à Felipe Massa qui est le pilote le plus prolixe sur les trois derniers Grands Prix, lors desquels il a inscrit 28 points. Lui qui a beaucoup souffert de ses différents problèmes mécaniques ces deux dernières années chez Ferrari espère avoir mangé son pain noir et pouvoir enfin s’exprimer sur une saison entière, à commencer par Monaco, où la Formule 1 aura rendez-vous dans 15 jours et où la Scuderia n’a pas toujours brillé ces dernières saisons. "Nous avons beaucoup travaillé pour Monte-Carlo et nous espérons avoir une bonne voiture pour y gagner" espère-t-il. Il n’y a pas le même palmarès qu’en Turquie, mais espère bien y entamer une série similaire, surtout s’il garde le même sang-froid teinté de folie qu’à Tuzla.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |