Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Ferrari prudemment devant
Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
La saison avait commencé comme dans un rêve pour McLaren. Une victoire pour Lewis Hamilton, une cinquième place prometteuse de Heikki Kövalainen et surtout le double abandon de Ferrari en Australie, la formation anglaise ne manquait pas de motifs de satisfaction. Après la troisième course de l’année, sur la piste de Sakhir, l’humeur est moins bonne au sein de l’écurie britannique. Cinquième et treizième de l’épreuve bahreïnie, les Flèches d’Argent ont réussi le moins bon résultat de la saison 2008, avec seulement quatre points récoltés, et se retrouvent désormais reléguées à la troisième place du classement des constructeurs, derrière BMW et Ferrari.
Il n’est pas question de panique, les trois équipes se tenant en seulement deux points, mais l’inquiétude pourrait commencer à poindre au sein d’une formation qui a déjà connu quelques difficultés il y a deux semaines en Malaisie et s’est montrée très en retrait aujourd’hui dans le royaume de Bahreïn.
Kövalainen n’a pas pu faire mieux
Lors des qualifications, les deux pilotes s’étaient déjà montrés inquiets de l’équilibre de leur voiture, mais relativement confiants pour la course. Si Heikki Kövalainen a tenu son rang et a conservé la cinquième place qu’il avait sur la grille de départ, il n’est que très rarement paru en mesure de rivaliser avec les Ferrari et les BMW. Pourtant, le Finlandais n’a pas démérité, réalisant le meilleur tour en course et prouvant dans chacun des secteurs du circuit qu’il se présentait parmi les plus rapides. Sa vitesse de pointe aurait pu lui permettre de faire un meilleur résultat que cette cinquième place. Mais la vitesse ne fait pas tout et Heikki Kövalainen l’a encore vérifié ce week-end en n’arrivant pas à rester au contact des quatre premiers.
S’il a terminé la course avec un matelas confortable de quinze secondes d’avance sur son poursuivant direct, Jarno Trulli, il a accusé à l’arrivée plus de 26 secondes de retard sur Felipe Massa et plus de 18 secondes sur la deuxième BMW de Nick Heidfeld. Et lorsqu’il a fallu tenir le rythme de ses adversaires, il est apparu en difficulté pour rester dans leur sillage, notamment dans celui de l’Allemand. "Les choses se sont améliorées durant le deuxième relais et la voiture fonctionnait vraiment bien après que nous ayons changé le premier train de pneu", lâche le Finlandais. Et de rajouter."La cinquième place était la meilleure position que je pouvais obtenir aujourd’hui."
Hamilton en retrait
Comme son coéquipier, Lewis Hamilton n’a pas eu une voiture dont l‘équilibre lui a permis de réussir un Grand Prix performant. Parti sur le côté sale de la piste, le vice-champion du monde a raté son départ. "J’ai raté mon départ et je n’ai pas engagé le bon rapport et le dispositif anti-retour est resté coincé. J’ai perdu beaucoup de place, mais tout était encore rattrapable à ce moment de la course." Ses difficultés à suivre la cadence de ses prédécesseurs, et notamment de Fernando Alonso durant le premier relais, ont toutefois conduit à sa perte. Car une fois son aileron avant disparu dans un choc avec le double champion du monde espagnol, Lewis Hamilton, relégué en fin de classement, n’a jamais montré la force nécessaire pour revenir vers le haut de tableau. En témoignent ses difficultés à passer la modeste Force India de Giancarlo Fisichella. Désormais, c’est donc vers l’Europe que son regard se tourne, en espérant retrouver une configuration de course plus favorable pour les McLaren. Et un rythme plus en adéquation avec ses ambitions.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |