Guy Novès, roi de la vitesse
Pelous est encore vert
Toulouse fait profil bas
Elissalde, un homme d’ouverture
Toulouse ne baisse pas la garde
Médard sort de l’ombre
L’école toulousaine fonctionne toujours aussi bien. Dans la lignée des Cédric Heymans, Vincent Clerc et Clément Poitrenaud, les Haut-Garonnais ont affiné une nouvelle perle du rugby français. À 21 ans, Maxime Médard n’est pas un inconnu pour les habitués du Stade Toulousain, qui peuvent le suivre depuis plusieurs années, notamment dans les équipes de jeunes. Mais ce n’est que cette saison, et encore plus depuis le début de l’année, que l’ancien champion du monde des moins de 21 ans se révèle au grand public. Lui qui, au tout début du mois de février, assurait ne pas être un finisseur, a marqué sept essais en cinq rencontres, éclaboussant les deux dernières sorties de son club par un triplé face à Brive (51-3), puis un doublé à Bourgoin (23-30).
Habitué du banc de touche ces dernières années, l’arrière replacé régulièrement à l’aile cette saison, profite à fond du Tournoi des VI Nations et des sélections régulières de Vincent Clerc et Cédric Heymans, ainsi que de la blessure de Clément Poitrenaud, pour se faire une place au soleil. Avec dix titularisations depuis le début de la saison, il a enfin eu l’occasion de prouver ce qu’il valait et n’a pas tardé à la saisir. "Je le côtoie au quotidien. Je sais ce dont il est capable, mais lui ne le sait pas. Il est brillant, peut faire basculer un match à lui seul. Il a besoin de prendre confiance", disait de lui Émile Ntamack. Sa prolongation de contrat en poche, le jeune arrière n’a pas tardé à donner raison à ses dirigeants et à gagner cette confiance qui lui manquait tant.
Un joueur complet
Après plusieurs mois passés avec les Espoirs toulousains, sous la coupe d’Émile Ntamack, Maxime Médard a explosé au plus haut-niveau. Physiquement très solide, il s’est aguerri dans les domaines tactiques et techniques. Aussi à l’aise au poste d’arrière qu’au poste d’ailier, il fait parler sa polyvalence pour prendre une place non négligeable au sein de l’effectif toulousain. Mais plus que ses sept essais inscrits, ce sont ses capacités à prendre immédiatement ses responsabilités dans le jeu haut-garonnais qui font de lui un joueur incontournable. Grâce à une excellente connaissance du jeu toulousain, Maxime Médard parvient à se placer avec malice au soutien, flairant le bon coup pour profiter de la moindre faille adverse. Rapide, sûr dans ses prises de balle, c’est un joueur complet, capable d’initier comme de terminer les actions toulousaines. Car s’il se révèle aujourd’hui comme le meilleur marqueur d’essais du championnat aux côtés de Vincent Clerc, le champion du monde de moins de 21 ans 2006 aime également se mettre au service de ses coéquipiers.
"Mon truc, c’est faire jouer les autres" confiait-il il y a deux mois à la Dépêche. Dans la droite ligne de la tradition toulousaine, Maxime Médard s’inscrit dans une philosophie de jeu constamment tournée vers l’avant. S’il avoue lui-même devoir encore affiner son jeu au pied, il aime ces petits coups par-dessus pour dynamiser les actions toulousaines et relancer rapidement le jeu. Quant à ses célèbres crochets intérieurs favorisés par des appuis ultra-solides, ils lui offrent l’opportunité de toujours garder à l’esprit cette volonté d’aller vers l’avant, sans se débarrasser du ballon. À 21 ans, s’il a parfois fait preuve d’irrégularité à ses débuts, il trouve aujourd’hui une certaine constance dans ses performances. Au point d’être déjà suivi par le staff de l’équipe de France, toujours avide de jeunes pousses prometteuses. "Je le répète : si je réussis, ici, peut-être aurais-je ma chance", assure-t-il simplement. S’il va aussi vite dans sa carrière que sur le terrain, cette opportunité ne tardera pas à venir.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |