Paris bienheureux
Coupe de la Ligue - La guerre des couloirs
Lens remporte un match fou !
Auxerre n’assure pas ses arrières
Paris prend ses quartiers au Stade de France
Le Guen rajeunit son équipe
Bordeaux 1–2 Metz (mi-temps : 1-0)
Buts : Obertan (3e) pour Bordeaux, Barbosa (49e), Gueye (78e) pour Metz
Arbitre : Hervé Piccirillo
Avertissements : Cavenaghi (49e) pour Bordeaux, Barbosa (12e), Cubilier (26e), C. Gueye (56e), Effa-Owona (69e) pour Metz
Bordeaux : Ramé (c), Jemmali, Diawara, Marange (Jussiê 82e), Planus, Fernando, Wendel, Ducasse, Cavenaghi, Obertan, Chamakh (Bellion 82e). Entr. : Laurent Blanc
Metz : Ebede Owono, Delhommeau, Bassong, Diop, Cubilier (Léoni 79e), C. Gueye, François, Pjanic (Agouazi 87e), Barbosa (c) (Renouard 90e), B. Gueye, Effa Owona. Entr. : Francis De Taddeo
Bordeaux a laissé passer sa chance. En ouvrant le score dès la troisième minute de jeu grâce à Gabriel Obertan, les Girondins ont pensé un peu trop vite qu’ils avaient fait le plus dur. Et que la rencontre face aux derniers du championnat de Ligue 1 allait se résumer à une promenade de santé. Doucement mais sûrement, les Bordelais se sont pourtant laissés entraîner dans le faux-rythme qu’ils ont eux-mêmes provoqué. Visiblement décidés à doubler la mise après leur ouverture du score, ils ont rapidement reculé. Et face à une formation lorraine solidaire et courageuse à défaut d’être toujours bien placée, le manque de mouvement et d’initiatives girondines ont eu raison de leurs espoirs de victoire.
Une réaction trop tardive
Il a fallu attendre l’égalisation messine de Barbosa, parvenu à se frayer un chemin au sein de la défense des tenants du titre, quelques minutes après le retour des vestiaires (49e), pour retrouver une équipe bordelaise conquérante et décidée à repartir de l’avant. Mais la réaction a été bien trop tardive. Car en une heure, les Messins ont eu le temps de s’installer dans la rencontre. Et surtout de se rassurer et de prendre leurs marques en défense. Si bien que toutes les tentatives girondines, hormis celles sur coup de pied arrêté, se sont heurtées à l’arrière-garde lorraine. L’entrée de David Bellion et Jussiê à dix minutes de la fin de la rencontre n’a rien changé à la physionomie du match. Une fois le second but marqué par Babacar Gueye sur une superbe reprise de volée du gauche (78e), les hommes de Francis de Taddeo se sont en effet massés devant leurs buts, espérant profiter des espaces laissés par les Bordelais pour évoluer en contre.
Surtout, la panique défensive entrevue depuis le début de la saison à Metz a ainsi semblé disparaître au fil des minutes. Alors que Bordeaux a clairement accéléré sur la fin du match sous l’impulsion de David Bellion et Jussiê, les Messins sont apparus de plus en plus sereins, soignant leurs relances pour gagner en efficacité dans leurs offensives. Appliqués tout au long de la rencontre, les promus ont également prouvé qu’ils savaient tenir la balle et produire du jeu. Encore en difficulté pour offrir un visage totalement serein, et misant toujours beaucoup plus sur leur solidarité que sur une véritable solidité défensive pour s’en sortir, les Grenats ont démontré de belles choses, notamment au milieu de terrain, grâce à Cédric Barbosa. Buteur providentiel, il a été l’un des principaux détonateurs de l’équipe lorraine, contribuant en grande partie aux remontées de balle rapide de son équipe, bien aidé en cela par Babacar Gueye, qui a retrouvé de jolies couleurs à Libourne. Pour la deuxième fois consécutive cette saison, Metz a réussi à battre une formation de Ligue 1. Il ne lui reste plus qu’à réaliser le même exploit en championnat pour sortir de la zone rouge.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |