Metz gagne un point et soulage le PSG
Metz ne baissera pas les bras
Pjanic prend ses responsabilités
Yvon Pouliquen – "Je ne sais pas quelle équipe j’aurai l’année prochaine"
Babacar Gueye - "Le travail commence à porter ses fruits"
La saison des regrets pour Metz
Le FC Metz va mieux. Au vu du bilan comptable établi un peu plus d’un mois après l’arrivée d’Yvon Pouliquen, l’affirmation n’est visiblement pas évidente. Après une large victoire en Coupe de France face à Vesoul (6-1) et un bon match match nul obtenu à Lille pour la reprise du championnat (1-1), les Grenats sont retombés dans leurs travers, concédant deux lourdes défaites consécutives face à Monaco (1-4), puis au Parc des Princes (0-3). Et la défense lorraine conserve les stigmates d’une première moitié de saison catastrophique, montrant encore de nombreux signes de déconcentration et de fébrilité. "Nous donnons le bâton pour nous faire battre en commettant des erreurs grossières qui ne pardonnent pas à ce niveau", regrettait ainsi Yvon Pouliquen après la défaite des siens face à Monaco (1-4). Pourtant, dans le jeu, les Messins dévoilent un nouveau visage, plus attrayant et plus performant.
"Il s’agit de mettre en place un style de jeu, de construire une équipe compétitive qui puisse rivaliser sur les dix-neuf matchs de championnat restant. Cette étape est à mon sens tout aussi importante que de préparer la saison prochaine", confiait l’entraîneur des Grenats à son arrivée. Le message semble être passé. Traumatisé par leur première moitié de saison, les Lorrains n’osaient plus, la confiance s’étant envolée depuis bien longtemps.
L’état d’esprit a aujourd’hui changé. Ce sont des joueurs plus volontaires, visiblement plus concernés qui se déplacent sur les terrains hexagonaux. "Avec ce match nul (ndlr : face à Rennes, 1-1), on a démontré qu’on ne voulait pas passer pas pour des c… dans ce championnat", s’exclamait Miralem Pjanic, relayé par son coéquipier, Cyril Chapuis : "Ce soir, on avait à cœur de ne rien lâcher." Chacun semble désormais se battre pour l’ensemble du groupe et le changement mental commence à porter ses fruits sur le terrain.
Relancer la machine
Plus concernés, les joueurs se montrent plus percutants et avancent davantage en bloc. Outre le jeune Miralem Pjanic ou Julien François, qui se battaient déjà comme de beaux diables avant l’arrivée d’Yvon Pouliquen, ce sont les attaquants qui s’impliquent plus dans le jeu. Daniel Gygax, longtemps blessé, ainsi que Cyril Chapuis se font beaucoup plus remuants et audacieux. Sébastien Renouard, replacé en attaque, a quitté son milieu de terrain et s’en trouve beaucoup plus libre dans ses mouvements. Il est du coup plus dangereux.
Ces progrès ne se traduisent pas encore au tableau d’affichage, avec seulement trois buts inscrits en quatre matchs de championnat. Mais ils ont le mérite de lancer les Messins dans une dynamique positive, ce que cherchait avant tout le nouvel entraîneur du FC Metz. "Ce soir (ndlr : lors du match face à Rennes) je suis satisfait de l’état d’esprit affiché par mes joueurs. Ils ont la réaction d’orgueil que j’attendais. Mais j’en attends une autre dès vendredi à Strasbourg en Coupe de France. Et plutôt que de réagir, j’aimerais qu’ils agissent" demande Yvon Pouliquen. "Le positif de la soirée, c’est cette volonté d’aller de l’avant. Le négatif, notre manque d’efficacité tant offensive que défensive. Mais en venant ici je savais que remonter l’équipe, surtout mentalement, allait prendre du temps." Le chantier est de taille, mais la reconstruction des fondations est en bonne voie. Et elle pourrait s’accélérer en cas de victoire dans le derby de l’Est, face à Strasbourg, en Coupe de France vendredi soir.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |