Metz gagne un point et soulage le PSG
Metz ne baissera pas les bras
Pjanic prend ses responsabilités
Yvon Pouliquen – "Je ne sais pas quelle équipe j’aurai l’année prochaine"
Babacar Gueye - "Le travail commence à porter ses fruits"
La saison des regrets pour Metz
Du paradis à l’enfer. À peine quelques semaines après avoir quitté la Ligue 2, loué de toute part pour un parcours exceptionnel et une saison quasiment parfaite, le FC Metz est retombé de son petit nuage. Lanternes rouge du championnat avec seulement deux points acquis sur 24 possibles, les Lorrains ne sortent pas la tête de l’eau. Pire, si jusqu’à la huitième journée ils parvenaient à surnager, ils se sont totalement noyés à Lyon, sombrant corps et biens face aux sextuples champions de France (1-5).
Déjà à l’intersaison, Francis De Taddeo craignait que le plus petit budget de France, qui avait donc du recruter selon ses faibles moyens, peine à suivre le rythme des plus grosses écuries. "J’espère simplement qu’on ne sera pas en trop grande difficulté après quelques semaines de compétition, qu’on ne sera pas traumatisé par le début de saison afin de pouvoir gagner en confiance et trouver notre rythme de croisière pour pouvoir revenir sur la route du peloton" espérait-il un mois avant la reprise. Ses prières n’ont pas été exaucées…
Une confiance envolée
Le traumatisme et la perte de confiance sont apparus plus que jamais flagrants lors du voyage à Gerland. Comme tétanisés, les joueurs apparaissent parfois comme perdus sur le terrain, notamment en défense où les espaces s’agrandissent pour des attaquants adverses qui s’engouffrent dans les brèches. Pourtant renforcée et expérimentée (ndlr : la moyenne d’âge des titulaires avoisine les 27 ans), l’arrière-garde lorraine et ses cinq éléments ont du mal à trouver une véritable cohérence collective. Un comble pour une formation qui a brillé la saison dernière par son imperméabilité et a en grande partie dû sa remontée éclair à ses facultés à présenter un bloc particulièrement hermétique.
La rigueur de Ligue 2 ne semble plus être de mise pour des joueurs pris de vitesse qui ont du mal à tous naviguer dans le même sens et dont la solidarité est de plus en plus mise à mal. "J’essaie de tirer l’équipe vers le haut, mais tout seul je n’arriverai à rien" déplore d’ailleurs Cédric Barbosa, arrivé à l’intersaison, dans les colonnes du Républicain Lorrain.
Un problème plus profond ?
Car plus que défensif, le problème semble être global. En difficulté, l’arrière-garde messine n’est pas la seule responsable de tous les maux lorrains : avant la déroute lyonnaise, elle n’avait après tout encaissé "que" huit buts en sept rencontres. En revanche, les difficultés à créer du jeu et à être dangereux pourrait s’avérer encore plus problématiques. Miné par les blessures, le jeune collectif lorrain manque encore d’expérience pour tenir le choc et surtout le rythme de la Ligue 1. Et sans son maître à jouer, Julien Cardy, le FC Metz perd trop rapidement la bataille du milieu de terrain : celle qui la met en danger défensivement et la rend quasiment stérile offensivement.
Meilleur buteur du club avec 17 buts la saison passée, Babacar Gueye a ainsi attendu le week-end dernier pour ouvrir son compteur. Sevrés de bons ballons, les attaquants messins ne peuvent compenser les éventuelles failles de leur arrière-garde. Face à Lyon, on a pu entrevoir quelques jolies actions. Devant une équipe joueuse comme Caen, qui laisse davantage d’espaces, elles pourraient faire mouche. Encore faudra-t-il retrouver de la cohésion face à des Normands motivés car guère mieux lotis…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |