Freddy Adu, un prodige en déclin ?
Monaco pour une reconstruction empreinte de modestie
Les Princes ne sont pas rebelles
Monaco mauvais prince
Ménez inquiet, Piquionne rassuré
L’OL sans rival
À la fin du mois de janvier, l’AS Monaco visait l’Europe. Aujourd’hui, le club de la Principauté ne regarde plus vers l’avant, mais bien derrière lui. Retombé à la 12e place, il ne compte que cinq points d’avance sur le premier relégable, Sochaux. Sept matchs sans victoire, de lourdes et difficiles défaites face à Bordeaux (0-6) ou Lyon (0-3), la situation devient de plus en plus compliquée sur le Rocher, et la résistance peine à s’organiser. "On est mauvais, et si on ne se réveille pas, on va avoir très chaud aux fesses. Il faut prendre ses responsabilités, oublier l’Europe, et sauver notre peau", assène François Modesto. Les raisons pleuvent pour expliquer la descente aux enfers monégasques.
De nombreux départs à l’intersaison, puis au mercato d’hiver, des arrivées peu convaincantes de joueurs étrangers qui ne parviennent pas à communiquer, les reproches ne manquent pas. Tout cela a en effet contribué à empêcher l’équipe d’avoir un comportement global performant et solidaire. "C’est peut-être dû à un état d’esprit particulier, un manque de communication entre nous. Au sein d’une équipe, ce sont plein de petits détails qui font la différence, c’est à nous de régler ces petits détails. Il faut qu’on arrive à mieux défendre ensemble, à mieux attaquer ensemble, tout simplement", professait d’ailleurs Jérémy Ménez.
Une défense aux abois
Lors des deux derniers mois, l’ASM n’a que rarement affiché un visage conquérant et solidaire, hormis peut-être au Parc des Princes face au PSG (1-1). Pour le reste, l’équipe a toujours du mal à avancer en bloc. Pour preuve, cette catastrophique fébrilité défensive. Sur les six derniers matchs, ce ne sont pas moins de treize buts qui ont été encaissés par les Monégasques. Face à Bordeaux ou Lyon, l’équipe a ainsi démontré un total relâchement, que ce soit mental ou tactique. "Sur le fait que mon équipe déjoue totalement après avoir encaissé un but, là, je suis d’accord, ce n’est pas une chose normale" regrette Ricardo.
Comme quelques semaines auparavant à Marseille, les joueurs de l’ASM inquiètent par leurs difficultés à être agressifs sur le ballon et à gêner les attaquants adverses. Mais également par leur manque de réaction, comme face à Bordeaux où, après une bonne première période, les Monégasques se sont totalement effondrés sans la moindre résistance. "On a des problèmes derrière parce ce que nous les attaquants, on ne vient pas assez aider nos défenseurs.", concédait Jérémy Ménez la semaine dernière.
Retrouver de la cohésion
En manque de soutien, que cela soit de la part des milieux ou des attaquants, l’arrière-garde se retrouve vite démunie et dépassée. Du fait de ce manque de pressing et de cohésion collective, le secteur offensif n’est pas mieux lôti que la défense. Les occasions tardent à venir, tout comme les buts, l’ASM n’ayant ainsi fait trembler les filets qu’à deux reprises lors des sept derniers matchs. "Dans cette équipe, il faut trouver une solidité défensive. Cela donne une assise, la possibilité de passer plus de temps avec le ballon, de mettre les attaquants dans de bonnes conditions" confirme Ricardo. Le retour de Sylvain Monsoreau pour renforcer la charnière centrale face à Caen est déjà une première piste pour solidifier l’édifice. "Il est clair que nous sommes en retard au niveau du collectif mais il est encore temps de trouver des solutions. Tout le monde doit trouver sa place" espère toutefois l’ancien Lyonnais. Mais à seulement neuf journées du terme du championnat, les ambitions sont oubliées, c’est désormais le maintien qui compte avant tout.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |