Paris bienheureux
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Le Guen rajeunit son équipe
Nantes 2-3 Monaco (mi-temps : 2-0)
Buts : Keseru (14e), Heinz (35e) pour Nantes, Nene (48e), Gakpe (53e), Nene (71e) pour Monaco
Arbitre : Tony Chapron
Avertissement : Keseru (44e) pour Nantes, Adriano (30e), cufre (60e) pour Monaco
Nantes : Heurtebis (c), Thomas, Poulard, Guillon, Maréval, Moullec (Da Rocha 62e), De Freitas, Capoue (Shereni 80e), Heinz, Goussé, Keseru (Dossévi 85e). Entr. : Michel der Zakarian
Monaco : Roma (c), Adriano, Monsoreau, Modesto, Cufré, Bernardi (Pérez 46e), Leko, Nene (Pino 84e), Meriem, Gakpe, Piquionne. Entr. : Ricardo
Renversant. Déjà, le Stade Malherbe de Caen avait offert à la Coupe de la Ligue ses premières émotions, égalisant dans les dernières secondes de la prolongation face à Toulouse pour s’imposer aux tirs au but (3-3, 4 tab 2). Mais c’est bien l’AS Monaco qui a réussi la plus belle remontée des 16e de finale de la compétition pour finalement faire respecter la hiérarchie. Car en première période, il était difficile de croire qu’une division d’écart séparait les deux équipes tant les Nantais ont imposé leur loi à leurs visiteurs. Dix minutes d’observation ont suffi aux Canaris pour prendre la mesure de leurs adversaires et profiter avec de plus en plus de facilité des larges espaces laissés au milieu de terrain.
Progressivement, le bloc nantais s’est infiltré avec une facilité parfois déconcertante dans la moitié de terrain monégasque, notamment sous l’impulsion de trois joueurs clés du dispositif mis en place par Michel der Zakarian. Intenables côté gauche, Aurélien Capoue, relayé par Marek Heinz ont mis le feu à la défense adverse. Surtout, ils ont profité de la mobilité de Claudio Keseru devant la surface de Flavio Roma, qui leur offrait de nombreuses solutions. Gênés par le Roumain, faisant constamment la navette entre le milieu de terrain et l’attaque, les Monégasques ont cédé une première fois, au quart d’heure de jeu avant de craquer sous les coups répétés de Marek Heinz avant le repos (35e).
Hitchcock était monégasque
Mais le scénario manquait un peu trop de saveur au goût de Ricardo et de ses Princes. Las de voir ses joueurs évoluer bien trop bas et surtout peiner à remonter le ballon rapidement et efficacement, faute de soutien au milieu de terrain, le technicien brésilien a changé de fusil d’épaule à la mi-temps. Terminé le 4-5-1 offensif, place à un 4-4-2 plus équilibré offrant une plus grande homogénéité à son bloc. Diego Pérez entré à la place de Lucas Bernardi, tout comme le replacement de Serge Gakpé dans l’axe, tournant autour de Frédéric Piquionne, et un soutien accru de Nene à Camel Meriem ont changé la donne. Galvanisés par le penalty obtenu dès la 48e minute par Frédéric Piquionne pour réduire le score, les Monégasques ont alors retrouvé l’allant qui leur avait manqué durant une grande partie de la première période.
Monaco retrouve son jeu
Comme au début de la rencontre, ils ont cherché à mettre du rythme dans leur jeu afin de déstabiliser une défense nantaise fatiguée par les efforts déployés en première période. Surtout, là où les hommes de Ricardo peinaient à combler le vide entre les milieux récupérateurs et l’attaque, ils se présentent cette fois en bloc, se jetant par vagues devant les buts de Tony Heurtebis. Le rééquilibrage de l’équipe, et notamment au milieu de terrain où Camel Meriem trouve beaucoup plus de soutien et n’est plus obligé de chercher l’exploit personnel pour trouver ses coéquipiers, a idéalement fonctionné pour Monaco.
En perte totale de repères, la défense nantaise a alors perdu pied face à Serge Gakpé pouvant faire parler la vitesse au milieu de trois défenseurs pour conclure victorieusement une action en profondeur initiée par Camel Meriem (58e). Puis Nene a jeté un froid sur la pelouse d’Angers, exploitant à merveille les failles d’une arrière-garde nantaise dépassée et obligée de commettre de plus en plus de fautes, sur un magnifique coup-franc pleine lucarne (71e). Nantes a un temps cru retrouver ses heures de gloire de Ligue 1. Quarante-cinq dernières minutes renversantes lui ont démontré qu’il manquait encore un petit quelque chose pour renouer avec son glorieux passé.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |