
Avec les résultats du début de saison, Montpellier espérait faire mieux que vivoter au milieu du classement. Troisièmes après cinq journées de championnat, les Héraultais, habitués à lutter pour leur place dans le Top 14, semblaient avoir pris une autre dimension. D’autant plus que la sélection de François Trinh-Duc, Fulgence Ouedraogo, Louis Picamoles et Julien Tomas, ajoutait un coup de projecteur sur une équipe peu habituée aux fastes médiatiques. Après 15 journées de championnat, les Montpelliérains déchantent pourtant. Retombés à la dixième place du classement, ils ont largement payé un Tournoi des VI Nations qui les a privés de leur colonne vertébrale et a coupé la dynamique mise en place depuis le début de la saison. "Cela va nous permettre d’être plus tranquilles, de travailler dans le calme et de nous reconcentrer sur notre objectif principal, finir dans les huit premiers" rassure Olivier Diomandé, le capitaine de l’équipe.
Une ambition démesurée ?
Le succès est peut-être rapidement monté à la tête des Montpelliérains et une remise en question était nécessaire. Mais la descente est rude. Sur les huit derniers matchs, les Héraultais n’ont ramené que deux courtes victoires, face à Dax (18-13) et Auch (29-24). Les six autres rencontres se sont soldées par des échecs, parfois même très lourds, comme le week-end dernier face à Clermont (56-14). "Nous ne sommes pas encore prêts à cette turbulence médiatique ni à rivaliser avec les quatre meilleurs du championnat. C’est clair et net" estime l’entraîneur du club, Didier Nourault, sur le site internet sport365.fr. "Entre une équipe qui joue le titre de champion de France et nous, il y a au moins 40 points d’écart. Les médias nous avaient peut-être un peu surévalués." Moins rapides, moins inventifs dans le jeu, les Montpelliérains peinent à surprendre leurs adversaires et coincent dès lors qu’une défense solide se présente devant eux.
Rebondir rapidement
L’arrivée à maturirté de quatre joueurs clés de l’effectif a fortement contribué au succès montpelliérain en début de saison. Mais il a également créé une dépendance mal venue pour le reste de l’équipe qui s’est montrée fort dépourvue une fois ces joueurs partis en sélection. À la décharge de Montpellier, il est toutefois difficile d’avancer avec la même intensité sans sa charnière, ni les deux-tiers de sa troisième ligne titulaire. Sans la profondeur de banc d’autres grands clubs, habitués à jouer les premiers rôles comme Toulouse, Paris ou Clermont, il est difficile de faire face quand vous perdez votre carré d’as. Et malgré le retour des quatre internationaux, la machine ne semble toujours pas relancée.
Désormais attendu comme le loup blanc, l’équipe montpelliéraine ne dispose plus, en effet, de l’effet de surprise de début de saison. "Je ne sais pas ce qui peut se passer dans la tête des joueurs. Ce qui est sûr, c’est que le groupe doit absolument rebondir et ne pas se regarder le bout des chaussures. La seule solution est de travailler encore plus et de se mettre dans l’action" martèle Didier Nourault. Avec le déplacement de ses joueurs à Castres, très en forme ces dernières semaines, ce week-end, la prise de conscience devra être rapide…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |