Mock draft NBA 2008
NBA - Un patron nommé Paul Pierce
NBA - Une sensation nommée Chris Paul
NBA - Les Lakers regorgent de confiance
NBA - Convoitises pour le banc des Celtics
NBA - L’importance de l’expérience…
Perdre face aux Celtics, cela n’a rien de honteux cette saison. Prendre une déroute à domicile face à la franchise bostonienne, voilà qui est plus dérangeant pour toute équipe nourrissant un semblant d’ambition. Cela devient même terrifiant lorsque cette débâcle intervient alors que Doc Rivers doit se passer des services de Kevin Garnett et Ray Allen, tous deux malades pour l’occasion. Et que dire du fait que Boston comptait déjà 26 points d’avance lorsque le troisième élément du Big Three de Boston, Paul Pierce, a inscrit ses premiers points ? Rares sont les personnes à Miami à croire encore que la saison des Heat n’est pas encore terminée. La prestation d’hier soir, couronnée d’une défaite de 30 points (117-87) n’a cependant rien fait pour rallier des supporters supplémentaires à leur cause. L’American Airlines Arena a néanmoins attendu le milieu du deuxième quart-temps pour huer son équipe, qui accusait déjà 27 points de retard (25-52).
Visiblement abattu à l’issue de la rencontre, l’entraîneur des Miami Heat, Pat Riley se disait ouvertement "embarrassé par l’effort" produit par ses joueurs. "Il y avait un article dans la presse ce matin demandant si cela valait la peine de continuer à jouer, de terminer la saison. Mes joueurs ont dû lire cet article, car ils n’ont pas estimé que cela en valait la peine." L’entraîneur floridien n’en dira pas davantage afin de ne pas fustiger de trop une équipe qui semble avoir touché le fond avec une performance aussi catastrophique.
Rien à l’intérieur, pas mieux à l’extérieur
Forts de seulement neuf victoires depuis le début de la saison, le champion 2006 s’avère complètement perdu sur le parquet, incapable de faire corps défensivement, ni même de développer un semblant de jeu collectif sur le plan offensif. En l’absence de Shaquille O’Neal et Alonzo Mourning, blessés, le jeu intérieur des Heat se révèle totalement inexistant. Et pourtant, le pivot Mark Blount a terminé meilleur marqueur de Miami pour la rencontre et en a même profité pour claquer quelques dunks rageurs face à son ancienne équipe. Mais il n’a saisi que cinq rebonds, soit autant que Eddie House, le meneur remplaçant des Celtics qui se baladait par instants sous les panneaux.
Privés de présence dans la raquette, les Heat se trouvent également dépourvus de jeu extérieur. Sans l’apport tardif de Luke Jackson, qui s’est fendu d’un joli 4/5 derrière la ligne à trois points dans le dernier quart d’heure, Miami aurait même présenté un visage déplorable dans ce domaine avec seulement un panier en 12 tentatives. Malgré l’apport de ces joueurs plutôt habitués au banc de touche, le jeu de la franchise floridienne repose sur les exploits d’un seul homme, Dwyane Wade. Étonnamment maladroit face à Boston (sept points à 1/9 au tir) après avoir passé 35 points à Indiana samedi, l’ancien pensionnaire de Marquette ne parvient pas à impliquer ses coéquipiers. Il se retrouve d’autant plus en difficultés pour porter son équipe que Shaq fréquente l’infirmerie et que Ricky Davis se montre transparent depuis trois semaines et se dirige vers sa plus mauvaise saison en NBA depuis son premier passage dans le sud de la Floride en 2001. De quoi laisser poindre une certaine activité à l’approche de la date limite des transferts, le 21 février, pour une équipe désormais en phase de reconstruction.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |