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Rafael Nadal a franchi une nouvelle étape à l’Open d’Australie. Lui qui n’avait jamais passé l’écueil des quarts de finale, se retrouve dans le dernier carré de la compétition, quasiment sans avoir tremblé depuis le début de la quinzaine. Aucun set perdu, des efforts économisés, le Majorquin avance tranquillement et acquiert peu à peu le statut de favori du tournoi. Pourtant, à l’orée de la quinzaine australienne, il ne semblait pas si à l’aise. Lourdement battu en finale du tournoi de Chennai par Mikhail Youzhny (6/1, 6/0), qu’il pourrait retrouver en demi-finale de l’Open d’Australie, l’Espagnol avait alors vécu une semaine éprouvante physiquement.
Sa demi-finale face à Carlos Moya et les 3h54 de jeu l’avaient assommé pour la dernière rencontre et c’est avec les jambes alourdies qu’il avait entamé le premier Grand Chelem de l’année. Mais ce tournoi de Chennai lui a permis de se tester et surtout de se rassurer. En novembre dernier, les déclarations sur son état de santé et une blessure au pied avaient en effet laissé craindre des difficultés futures pour le Majorquin. Le début de saison 2008 prouve le contraire.
Bientôt numéro un ?
Gêné par le qualifié Viktor Troicki lors du premier tour, Rafael Nadal se promène depuis dans son jardin australien. Bien servi par un tableau ouvert, l’Espagnol monte progressivement en puissance. S’il n’a pas encore la maîtrise totale de la surface comme sur terre battue, sa domination à l’échange se fait de plus en plus forte sur le Plexicushion de Melbourne. Jarkko Nieminen comme tous ses adversaires précédents ont ainsi subi la puissance de numéro deux mondial, installé à l’intérieur du court, et dirigeant les échanges avec une autorité toujours plus grande. Rafael Nadal parvient également de mieux en mieux à utiliser sa principale arme, le lift, afin de mettre la pression sur ses adversaires. "Je n’ai jamais joué de meilleur tennis en Australie. Je me sens à l’aise, très agressif, avec de bonnes sensations" confirme-t-il d’ailleurs.
À l’image de ce qu’il a pu faire à Wimbledon la saison dernière, Rafael Nadal adapte de plus en plus son jeu, non seulement à la surface, mais également à son adversaire. Face à Jarkko Nieminen, il n’a ainsi pas hésité à se porter de plus souvent vers le filet et à se montrer plus agressif. Face à un gaucher très solide en fond de court et surtout très mobile en défense, le numéro deux mondial a compris qu’il devait prendre davantage d’initiatives pour passer ce quart de finale. Rafael Nadal veut imposer la cadence et être le patron sur le court. En attendant peut-être d’être celui du circuit mondial. S’il devient le premier joueur depuis Andre Agassi à remporter l’Open d’Australie après avoir remporté Roland-Garros, et surtout que Roger Federer ne sort pas vainqueur de son quart de finale face à James Blake, l’Espagnol prendrait la tête du classement ATP. Et réussirait un joli contre-pied face à ceux qui le voyaient numéro un… mais uniquement sur terre battue.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |