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Le service-volée tente un retour gagnant
Le roi de la terre battue n’a toujours pas réussi à étendre son royaume. Pour la première fois de sa carrière, Rafael Nadal a atteint le dernier carré de l’Open d’Australie. Mais il n’a toujours pas disputé de finale sur dur. À l’US Open, sa meilleure performance reste un quart de finale en 2006, perdu face à Mikhail Youzhny (3/6, 7/5, 6/7(5), 1/6). Sur les terres australiennes, il continue de progresser, après avoir atteint les huitièmes de finale en 2006 et les quarts en 2006, mais n’a jamais eu la chance de postuler à la victoire finale. "Gagner un tournoi du Grand Chelem est très difficile... Sur gazon, sur terre battue,… sur la glace" plaisante-t-il. Sorti de la terre ocre de Roland-Garros, le Majorquin semble ainsi beaucoup moins à l’aise et apparaît surtout bien plus vulnérable. La sérénité et l’impression de puissance qu’il donne Porte d’Auteuil, n’est plus la même dès lors qu’il pose le pied sur dur.
Pourtant, Rafael Nadal, roi de la surface la plus lente du circuit, a énormément progressé sur le terrain le plus rapide : le gazon. L’Espagnol reste en effet sur deux finales consécutives à Londres, toutes deux perdues face à Roger Federer, sans qu’il ait toutefois à rougir de ses prestations. Mieux, le numéro deux mondial est passé tout proche du sacre la saison dernière, poussant le Suisse dans ses derniers retranchements et un cinquième set aléatoire. Plus tranchant au service et surtout plus offensif dans son jeu, il a su s’adapter à une surface très rapide. La nature même de la surface, quasiment sans rebond, l’a obligé à rentrer davantage dans le terrain et à se montrer plus agressif. Réflexe qu’il n’arrive pas encore à avoir lorsqu’il se retrouve sur une surface "intermédiaire" comme le Plexicushion de l’Open d’Australie.
Un manque d’initiatives
"Tout le monde me dit d’être plus agressif sur les courts en dur" concédait-il lors du premier Grand Chelem de l’année. Des conseils qu’ils peinent encore à suivre, s’appuyant toujours sur son jeu d’attaque, mais en fond de court. "Mon oncle (ndlr : Toni Nadal) me répète toujours la même chose : avancer, rester maître du court et ne pas rester derrière la ligne" rappelle-t-il. Sûr de lui à l’échange, notamment grâce à une défense hors-pair, Rafael Nadal cherche encore à le faire durer, en espérant profiter de la faute de son adversaire ou sortir un coup gagnant de sa raquette. Seul problème, quand son adversaire, à l’image de Jo-Wilfried Tsonga en demi-finale de l’Open d’Australie, est sur un petit nuage, et ne commet aucune faute, Rafael Nadal perd le contrôle du match et ne sort pas les armes qui pourrait lui permettre d’être maître de la surface.
"Mes adversaires essaient de rentrer dans le terrain, je dois faire la même chose" accorde-t-il sans être résigné pour autant. "L’année dernière, j’ai essayé de faire de mon mieux, cette année également. Si ce n’était pas cette année, ce sera la prochaine. Ou la suivante, ou encore la suivante, etc…" Au vu des progrès réalisé sur gazon et de sa volonté d’avancer encore plus loin sur dur, le succès ne tardera pas à venir… Si son corps, soumis à rude épreuve sur cette surface, le lui permet.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |