Nantes fourbit ses armes pour la Ligue 1
Djordjevic, l’homme qui tombe à pic
Nantes simplifie la course pour la Ligue 1
Goussé, un Canari qui vole haut
Nantes compte toujours ses blessés
Les ambitions nantaises dopées par le sang neuf
Frédéric Da Rocha
Seul cadre de la saison dernière à être resté fidèle à son club de toujours, Frédéric Da Rocha aura la lourde tâche de prendre les Canaris sous son aile. Lui qui a connu le meilleur avec le FC Nantes (ndlr : champion de France en 2001, double vainqueur de la Coupe de France en 1999 et 2000) doit désormais manger son pain noir mais a fait le "choix du cœur", prêt à tout pour son club formateur. Sa fidélité comme sa combativité devraient toutefois s’avérer être une vraie béquille pour les Nantais qui comptent qui plus est sur son expérience et sa connaissance du club pour être le moteur de l’équipe la saison prochaine. Parfois en difficulté la saison dernière, en manque de régularité, le milieu de terrain, qui devrait être promu capitaine, espère pouvoir retrouver un rendement pour pouvoir tirer de nouveau son équipe vers le haut. D’autant plus qu’une partie de l’efficacité du groupe dépend directement de sa capacité à lancer le jeu dans le couloir gauche.
Sortir du chaos. C’est le leitmotiv que se répètent inlassablement les Nantais depuis le 26 mai dernier, jour où ils ont disputé leur dernier match de Ligue 1. Deux mois après, difficile d’y voir plus clair en Loire-Atlantique. En quête d’un nouvel acquéreur, le club n’a pas vécu une intersaison particulièrement tranquille, ces soucis extra-sportifs menaçant logiquement de se répercuter sur la saison entière des nouveaux pensionnaires de L2. Si, à la tête de l’équipe, la stabilité a été privilégiée, Michel Der Zakarian occupant toujours le poste d’entraîneur, l’effectif des Canaris s’est en effet sérieusement déplumé. Dans l’incertitude quant aux moyens financiers précis dont ils disposent, obligés de dégraisser pour s’en tenir à leur politique de salaires peu élevés et respecter un budget moindre, les dirigeants nantais ont laissé partir certains de leurs joueurs cadres et ont recruté sans folie des grandeurs.
Oubliés les Nicolas Savinaud, Florin Bratu, Dimitri Payet, Emerse Faé et Mamadou Diallo, certainement bientôt rejoints par Franck Signorino, Mauro Cetto, Christian Wilhelmsson voire Jean-Jacques Pierre. C’est sur une équipe de joueurs habitués des joutes de Ligue 2 et des batailles pour la remontée que Michel Der Zakarian compte s’appuyer. "Ce que je veux, c’est gagner. Pour gagner, il faudra bien jouer... en étant conscient que, par moment, il faudra chercher avant tout l’efficacité" tranchait-il déjà lors d’une conférence de presse clôturant le stage de préparation à Dinard. Mais c’est pourtant là que le bât blesse. En pleine reconstruction, le FC Nantes peine, même à deux jours de l’ouverture officielle de la saison, à véritablement savoir sur qui il pourra compter et quel visage aura le groupe dans son ensemble. Le recrutement est loin d’être terminé, le technicien nantais ayant, dès la repise, fait part de son souhait de voir arriver trois joueurs supplémentaires, "un défenseur central, un attaquant et un autre joueur dont le profil est encore à définir".
Reconstruire, mais sur quelles bases ?
Surtout, si le milieu de terrain et l’attaque semblent prendre forme, que le duo Ca-De Freitas s’annonce notamment prometteur à la récupération, l’arrière-garde des Jaune et Vert inquiète par son incertitude. Olivier Thomas et Loïc Guillon semblent prendre leurs marques sur les côtés, mais la défense centrale reste suspendue aux lèvres de Jean-Jacques Pierre, qui ne souhaite plus évoluer à Nantes. Très expérimentale en cas de départ de l’Haïtien, la charnière centrale nantaise pourrait donc être le gros point d’interrogation de début de saison, en attendant cette recrue promise pour épauler El Mourabet. Et quand on connaît l’importance de la force défensive de Metz, Strasbourg voire Caen dans leur montrée en Ligue 1, les Nantais peuvent redouter la saison s’ils ne soignent pas ce secteur.
Une crainte d’autant plus grande qu’ils seront les attractions du championnat et devront donc gérer la pression qui va avec ce statut d’équipe qu’on n’imagine pas plus d’un an au purgatoire. "C’est sûr, on sera l’équipe à battre. Par définition, on sera aussi l’équipe à redouter, donc il faudra assumer. A nous de montrer qu’on peut remonter" assure cependant Frédéric Da Rocha dans les colonnes de But ! Nantes. Épiés, les Nantais seront attendus au tournant dès le moindre faux-pas. De quoi leur compliquer la tâche au sein d’un championnat plus dense et plus concurrentiel que jamais. La remontée en Ligue 1 se mérite, au FC Nantes de prouver qu’il la veut plus que tous ses adversaires.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |