Nice n’est plus d’attaque
Nice compte ses blessés
Les Aiglons au repos
Gérald Cid - "Très heureux de m’être adapté rapidement"
Les Aiglons touchés en plein vol
Koné veut traverser la Manche
Une seule victoire en dix rencontres. C’est le maigre bilan de l’OGC Nice depuis la fin du mois de janvier, lorsqu’il était au pied du podium de Ligue 1. Toujours aussi solide défensivement, les Azuréens peinent en effet à faire trembler les filets adverses et donc, logiquement, à aligner les victoires. Depuis le début du mois de janvier, soit 12 matchs de championnat disputés, ce ne sont que dix buts qui ont été inscrits par le Gym, qui s’enfonce un petit peu plus au classement des moins bonnes attaques. Bien que septième du championnat, le club niçois ne dispose que de la 17e attaque de l’élite avec seulement 27 buts inscrits depuis le début de la saison. Une relative stérilité qui ne s’améliore pas au fil des semaines. "On n’a pas su concrétiser nos occasions, un manque d’efficacité qui nous coûte la victoire" déplorait Frédéric Antonetti après la défaite de Nice ce week-end à Sochaux (0-1). "Ce n’est pas un manque d’ambition mais d’efficacité..."
Des attaquants peu prolixes
Si Bakary Koné tient son rang en réussissant sa meilleure année à l’OGC Nice avec dix buts inscrits en 24 matchs disputés, les autres attaquants des Rouge et Noir sont loin de suivre le même rythme. Derrière l’Ivoirien, Lilian Laslandes et Habib Bamogo n’ont inscrit que deux buts depuis le début de la saison. Quand à Anthony Modeste, malgré une deuxième partie de saison prometteuse, il n’a fait trembler les filets adverses qu’à une seule reprise, lors de la 22e journée face à Rennes (1-1). Ce sont les milieux de terrain comme David Hellebuyck ou Honorato Ederson qui assurent davantage le spectacle avec quatre buts chacun.
Le moins bien physique et collectif des Aiglons depuis le début de l’année est bien sûr l’une des première explications de ces difficultés offensives. Moins entreprenants et surtout moins maîtres du jeu, notamment au milieu du terrain, les Niçois peinent parfois à se trouver dans de bonnes conditions devant les buts adverses. Mais ce n’est pas la seule raison, puisque lors de certains matchs, et notamment ce week-end face à Sochaux, cette maîtrise est revenue. "J’ai retrouvé un état d’esprit. Il y a longtemps que je n’avais pas vu mon équipe autant maîtriser le jeu. On a retrouvé une assise, un jeu de passes intéressant" se contentait Frédéric Antonetti dans les colonnes de Nice-Matin.
Tout pour Koné ?
Le dispositif mis en place par le technicien azuréen n’est pas de ceux qui pourraient permettre à ses attaquants de multiplier les buts. Dévoreur d’espace et de profondeur, mais également renard des surfaces, Bakary Koné vampirise le secteur offensif et l’équipe joue en grande partie pour lui. Sur le côté, Habib Bamogo a ainsi beaucoup moins l’occasion de se retrouver devant le but adverse. Quant à Lilian Laslandes, il se place la plupart du temps un cran en-dessous, dans un rôle de relais plus que d’attaquant de pointe. "Lilian a la faculté à jouer juste, à faire les bons déplacements. Il met les autres en valeur. On l’a vu sur les dix minutes qu’il a passé sur le terrain en fin de match contre Le Mans. Ça a immédiatement rééquilibré l’équipe et nous avons bien terminé le match" rappelle Frédéric Antonetti sur le site officiel du club. Un rôle qui revient également à Anthony Modeste, même si le technicien azuréen avoue qu’"il a beaucoup de progrès à faire dans ce domaine." Et entre une équipe placée plus bas parce que moins entreprenante et des attaquants qui n’ont pas toujours la possibilité de se placer haut sur le terrain, le rendement offensif en pâtit.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |