Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
Avec le départ d’Albert Emon, une nouvelle époque débute à l’Olympique de Marseille : l’ère Eric Gerets. Un style, et une marque de fabrique que le technicien belge va devoir imposer pour redonner la sérénité et la foi à la formation olympienne et au peuple de la Canebière. Le bilan de son prédécesseur apparaît mitigé, mais la qualité du groupe phocéen qui lui prévalait le droit à des objectifs majeurs en début de saison est toujours présente, et une bonne alchimie pourrait permettre un déclic victorieux. Les nouveaux éléments n’ont, en effet, pas pu perdre toutes leurs capacités en deux mois de compétition. Premier bon point, la préférence du nouvel entraineur phocéen va vers un jeu porté vers l’attaque, style de jeu qui semble particulièrement adéquat, au vu de l’effectif de l’OM. "Je suis porté sur l’attaque, mais sans suicide. J’aime aller de l’avant et je crois que Marseille aime ça."
Les premiers pas à Anfield Road
Pour les toutes prochaines échéances à venir, et, notamment, le match de Ligue des champions contre Liverpool comptant pour la seconde journée de la compétition, Eric Gerets devra faire sans Samir Nasri, blessé. Ainsi pour les premières sorties de l’Olympique de Marseille, le nouvel entraîneur devrait opter pour un 4-4-2 basique avec deux milieux récupérateurs, et deux ailiers. Il s’agit du schéma que l’ancien joueur du PSV Eindhoven adoptait avec Galatasaray en Ligue des champions. La paire Lorik Cana et Benoit Cheyrou sera, toujours, chargée de la récupération, tandis que Karim Ziani se verra attribuer le couloir droit, et Boudewijn Zenden devrait être titulaire face à ses anciens coéquipiers des Reds de Liverpool. La pointe de l’attaque serait, enfin, occupée par Mamadou Niang et Djibril Cissé. L’entrejeu apparaît à la fois solide, et assez ouvert pour permettre aux Olympiens de jouer pleinement leurs chances et de ne pas fermer totalement le jeu.
Dans la continuité...
Pour l’avenir de l’Olympique de Marseille, deux dispositifs retiennent particulièrement l’attention d’après les déclarations du principal intéressé, Eric Gerets. "Mon système préféré c’est le 4-4-2, avec un numéro dix derrière deux attaquants. Mais si le 4-2-3-1 est plus adapté, on jouera ainsi. Je suis quelqu’un qui aime jouer offensivement dès qu’il y en a la possibilité, qui veut jouer haut, qui veut faire la pression sur la moitié de terrain de l’adversaire" a-t-il, ainsi, déclaré lors de son arrivée à Marseille.
Le premier schéma envisagé ne diffère pas de celui qui avait la préférence d’Albert Emon. Un 4-2-3-1, avec Karim Ziani à droite, Mamadou Niang à gauche, et Samir Nasri en numéro 10 devant les deux récupérateurs habituels. Ce dispositif a déjà montré ses limites offensivement, puisque Djibril Cissé se retrouvait, le plus souvent, très esseulé et sans soutien. Le jeune meneur, Samir Nasri, s’acquittant de sa tâche d’organisateur du milieu de terrain particulièrement bas, et n’étant que très rarement derrière son attaquant.
Un schéma séduisant et équilibré
Toutefois, un choix tactique retient particulièrement l’attention, et s’avère très alléchant. Le dispositif en 4-4-2, positionné en losange, avec un meneur de jeu derrière les deux attaquants, Mamadou Niang et Djibril Cissé est attirant, et n’a étonnamment jamais fait l’objet d’un essai de la part d’Albert Emon. Dans ce système, Karim Ziani serait placé à droite, et le couloir gauche offrirait plusieurs alternatives. Boudewijn Zenden pourrait, ainsi, retrouver une place qui lui correspondrait davantage, en véritable milieu de terrain complet, alternant travail défensif et apport offensif. Le couloir gauche pourrait aussi être attribué à Benoit Cheyrou qui serait, sans aucun doute plus à l’aise que devant la défense, où il ne peut que très rarement prendre part aux actions offensives.
Enfin, au vu de la débauche d’énergie et du volume de jeu de Loic Cana, un placement seul en numéro 6, biens secondés par ses deux ailiers dans les couloirs, pourrait parfaitement lui correspondre. Cette formation a très fière allure, et apparaît bien équilibrée. Chaque joueur de l’entrejeu ayant une tâche défensive minimum à accomplir, pour une occupation du terrain complète. Quel que soit le choix tactique adopté, Eric Gerets doit mener son équipe à la victoire, et pour l’instant, le résultat importe davantage que la manière…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |