Strasbourg dans une situation très préoccupante
Strasbourg se cherche un sursaut
Strasbourg de nouveau en difficulté
Le joker Santos devient une carte maîtresse
Match historique à Strasbourg
Strasbourg entre éclat et discrétion
Après une saison de transition en Ligue 2, le Racing Club de Strasbourg a placé son opération maintien sous le signe du jeu durant l’été. L’arrivée de l’ancien entraîneur de Troyes, Jean-Marc Furlan, réputé pour son amour du beau jeu, offrait la meilleure des cautions à ce discours. Mais malgré une neuvième place au classement des plus encourageantes, la délicate période d’adaptation pour un effectif produisant encore les automatismes nécessaires pour développer un football généreux prélève progressivement son tribut. Le Racing reste sur quatre rencontres consécutives sans faire trembler les filets adverses, une disette offensive qui lui a coûté, avec la défaite concédée face au Mans ce week-end (0-1), la fin d’une série d’invincibilité à domicile de plus de seize mois, remontant au 30 avril 2006 et un coup du chapeau d’Éli Kroupi en faveur de Nancy (1-3).
Sans pour autant parvenir à créer le danger devant le but adverse, le jeu strasbourgeois se révèle solide. À l’instar de la saison dernière, le RCS est difficile à bousculer et à prendre à revers. Deuxième meilleure défense de Ligue 2 l’an passé, Strasbourg possède la troisième meilleure arrière-garde à l’étage supérieur. Un facteur clé dans l’amorce prometteuse des Alsaciens. Car dès lors qu’il se retrouve mené au score, le Racing peine à réagir. Il n’a ainsi pas encore réussi à inscrire un but après avoir concédé l’ouverture de la marque. Mais a, par trois fois, décroché un partage des points grâce à un résultat vierge.
Des adversaires repliés
En regardant le calendrier de plus près, il apparaît surtout que la formation de Jean-Marc Furlan a inscrit l’ensemble de ses huit buts en championnat au cours de trois journées seulement, en l’espace de dix jours, lors de la deuxième moitié du mois d’août. Une période qui a permis à Strasbourg de se hisser à la quatrième place de Ligue 1, à la faveur de trois victoires consécutives. Mais qui pourrait aussi masquer un mal plus profond en Alsace. Le Racing a disposé d’une AJA à la dérive, puis d’un TFC à l’esprit monopolisé par le tour préliminaire de Ligue des champions, et enfin d’un RC Lens en déroute et dont la démission de l’entraîneur avait filtré durant la mi-temps.
Face à des formations solides, le RCS ne parvient pas à faire peur offensivement. Du coup, les adversaires des Strasbourgeois s’appliquent avant tout à faire preuve de solidité défensive, la perspective de prendre au moins un point se dessinant presque inéluctablement en cas de mission accomplie. Ce fut notamment le cas du Mans samedi dernier. Un élément qui n’a pas échappé à l’œil de Jean-Marc Furlan à l’issue de la rencontre. "Le Mans nous a opposé un gros bloc défensif avec une volonté de casser le rythme. Ils ont attendu que l’on prenne l’initiative pour nous contrer." La rencontre de Coupe de la Ligue de ce soir face à une formation amiénoise connaissant des difficultés similaires à créer du jeu en Ligue 2, cinq buts inscrits en huit journées, ressemble à une occasion parfaite pour les Strasbourgeois de se rassurer avant de se déplacer sur le terrain de Metz, qui possède l’une des arrière-gardes les plus poreuses de l’élite, dans dix jours.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |