Paris en première ligne des blessures
Marconnet, le pilier se consolide
Hernandez, pour le meilleur et pour le pire
Paris éliminé à son tour
Paris aura son nouveau stade
Papé fait mieux que de la résistance
Le rugby est un sport de combat. Et dès lors que la mêlée n’est pas à la hauteur, il est bien plus difficile de le remporter. Il y a quelques semaines, le Stade Français en a mesuré les principales conséquences lors de sa rencontre face à Dax (22-19) pendant laquelle son pack avait été dominé. Depuis lors, les choses ont été remises à leur place, les avants n’ont plus fait le moindre pas en arrière. Face à Cardiff en Coupe d’Europe le week-end dernier, leur lutte constante a permis aux Parisiens de remporter une victoire étriquée mais précieuse (12-6).
Défaits samedi en Angleterre face aux mêmes joueurs, les hommes de Fabien Galthié sont toutefois revenus dans le match après une première période difficile grâce au travail de leurs avants. Ces derniers ont retrouvé de l’efficacité dans la conquête et gratté beaucoup plus de ballons, offrant à leurs partenaires davantage de munitions pour mettre du volume dans leur jeu et attaquer. "C’était un bon test pour nos avants après une semaine difficile. C’était important de se resserrer. Nous avons montré beaucoup de caractère et nous allons travailler encore plus pour avoir encore de meilleures sensations. Le bilan est positif" se satisfaisait d’ailleurs Pieter de Villiers la semaine dernière.
Pascal Papé le moteur
Entre les absences et les blessures, la mêlée parisienne n’a pas été épargnée depuis le début de la saison. La première ligne Marconnet-Szarzewski-De Villiers n’a jamais pu être alignée, mais la jeunesse parisienne a pris la relève. Mathieu Blin comme Damien Weber se sont ainsi affirmés en début de saison. L’arrivée de Pascal Papé en deuxième ligne n’est pas non plus étrangère à la force des avants franciliens. Écarté du groupe pour la Coupe du monde après une dernière tournée en Nouvelle-Zélande ratée, le deuxième ligne a eu plus de deux mois pour se préparer physiquement et s’acclimater à son nouveau club. Quand d’autres ont eu du mal à se mettre dans le bain lors de l’ouverture de la saison, l’ancien Berjallien a tout de suite pris le taureau par les cornes et n’a pas tardé à faire parler de lui.
Patron de la deuxième ligne, Pascal Papé entraîne avec lui ses coéquipiers. Infatigable travailleur, rude plaqueur, il effectue un travail essentiel dans la récupération du ballon comme en défense. Des tâches accomplies avec le même dynamisme que celui qui le pousse vers l’avant pour relancer le jeu. Dès la première journée du championnat, il s’était distingué à peine quelques minutes après ses premiers pas sur la pelouse par une percée puissante lançant parfaitement sa saison. Au fil des rencontres, il montre un peu plus son ambition et sa volonté de franchir un cap, notamment pour retrouver l’équipe de France. "Il faut être appliqué à chaque entraînement, car l’enjeu est une place de titulaire pour le week-end. Il y a de la concurrence et ça motive de jouer avec des champions de France. J’avais besoin de changer" confiait-il au journal l’Équipe la semaine dernière. Les conditions qu’il a trouvés à Paris semblent lui convenir parfaitement. Il peut donc désormais retourner au combat.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |