Paris bienheureux
Coupe de la Ligue - La guerre des couloirs
Lens remporte un match fou !
Auxerre n’assure pas ses arrières
Paris prend ses quartiers au Stade de France
Le Guen rajeunit son équipe
Seule la victoire est belle. Parisiens et Lensois en conviendront aisément au terme d’une finale de la Coupe de la Ligue qui a basculé sur une décision d’arbitrage particulièrement discutable. Et c’est l’ensemble de la rencontre qui parait éclipsé par son dénouement. Un pénalty à quelques secondes du coup de sifflet final qui permet à Bernard Mendy de donner la victoire à un Paris Saint-Germain pourtant particulièrement malmené durant près d’une heure de jeu. Car après l’ouverture du score signée Pedro Miguel Pauleta (20e), le club de la capitale se replié en défense pour évoluer dans le style qui lui convient le mieux actuellement : le contre. Et si Lens ne sait que modérément s’adapter en fin de première période au jeu direct du PSG, les passes en profondeur se multipliant à destination de l’Ivoirien Amara Diané, le club nordiste inverse drastiquement la tendance au retour des vestiaires.
Plus présent dans les duels, davantage capable de tenir le ballon dans l’entrejeu, le RC Lens prend le match à son compte dès le coup d’envoi de la seconde période en se positionnant plus haut et en perturbant parfaitement la relance parisienne grâce à un pressing dense. Le résultat est immédiat. Après une première alerte de la part de Kader Mangane, c’est Éric Carrière qui part dans le dos de la défense parisienne et remporte son face à face avec Mickaël Landreau (51e). Face aux déferlantes nordistes, les joueurs de Paul Le Guen en arrivent à multiplier les approximations techniques et ne sont pas loin de faire naufrage au milieu de terrain. Recroquevillé dans l’axe, le PSG abandonne les ailes aux Lensois qui s’en délectent, même si les Sang et Or ne parviennent à prendre les devants, la frappe d’Olivier Monterrubio s’écrasant sur les montants de Mickaël Landreau. Puis intervient la percée de Peguy Luyindula qui s’écroule dans la surface devant Vitorino Hilton…
"On aurait mérité de remporter ce match sur la deuxième mi-temps", explique Jean-Pierre Papin. Mais la Coupe de la Ligue revient ainsi au club le plus réaliste et désormais le plus efficace dans cette compétition avec trois victoires. Mais les célébrations ne pourront être que de courte durée côté parisien car le classement des deux formations, 17e et 18e, ont plané sur la rencontre avec deux équipes éprouvant des difficultés pour se lâcher complètement. Une constatation particulièrement palpable pour le club de la capitale dont le jeu s’approchait davantage de la Ligue 2 que de la Coupe d’Europe. Le Paris Saint-Germain a décroché une place dans l’une de ces deux compétitions. Reste désormais à éviter de s’en assurer une dans l’autre.
Pour aller plus loin
Le rapport du scout d’avant-match - La guerre des couloirs
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