Hernandez fait durer la magie
Paris en première ligne des blessures
Marconnet, le pilier se consolide
Hernandez, pour le meilleur et pour le pire
Paris éliminé à son tour
Paris aura son nouveau stade
Certains appelleront ça la rançon du succès. Le prix à payer pour voir ses meilleurs éléments briller sous le maillot international et capter en même temps une partie de leur gloire. Deuxième plus gros fournisseur d’internationaux pour le XV de France – six Parisiens ont été sélectionnés pour disputer le Tournoi des VI Nations -, le Stade Français aurait pourtant préféré récolter moins de lauriers mais plus de joueurs en forme. Car entre la fatigue, les blessures et les suspensions la reprise du championnat arrive un peu trop précipitamment.
David Skrela, Christophe Dominici, qui n’ont pas ou très peu joué face à l’Ecosse sont ménagés, tout comme Lionel Beauxis qui a, quant à lui réalisé un match plein lors de ce dernier match du Tournoi, mais est touché à la main. Rien de très alarmant si les blessures n’étaient pas tombées en cascade et ne s’ajoutaient pas jour après jour. Rémy Martin, atteint d’une péricardite en début de stage avec l’équipe de France, sera sur le banc à Bourgoin. A David Auradou, blessé à l’épaule droite, Samo, Parisse et Sowerby, se sont ajoutés Dimitri Szarzewski, lui aussi touché à l’épaule mais surtout Sylvain Marconnet, victime d’une fracture du tibia gauche. Une mauvaise nouvelle de venant jamais seule, Mauro Bergamasco ne sera pas non plus de la partie, suspendu après un mauvais geste sur Stephen Jones lors d’Italie-Pays de Galles.
Une avance pas si confortable
C’est donc toute une ossature qui s’effrite à Paris. Difficile en effet de se tenir droit quand près de la moitié de l’équipe-type n’est pas en mesure de se battre sur le terrain et qu’il manque quasiment un joueur par ligne… Obligé de composer face à Bourgoin pour la reprise, avec notamment les titularisations d’Ignacio Corleto à l’arrière et de Juan-Martin Hernandez à l’ouverture et le rajeunissement de l’effectif, Fabien Galthié sait qui plus est que le calvaire n’est pas terminé et qu’il devra jongler encore de longues semaines entre les blessés et les absents. Alors qu’il faudra se déplacer à quatre reprises lors des sept derniers matchs du Top 14 et que les Parisiens ne l’ont plus emporté à l’extérieur depuis le 22 septembre dernier…
Heureusement pour eux, les joueurs du Stade Français, habitués à des démarrages poussifs avaient parfaitement débuté la saison, engrangeant les points à vitesse grand V. Clairvoyant sur le calendrier démentiel auquel sont soumis ses joueurs, Fabien Galthié souhaitait alors faire le plein pour s’assurer une place parmi les quatre. Avec 12 points d’avance sur le premier non qualifié pour les demi-finales, le Stade Toulousain, Paris dispose d’un confortable matelas. Mais entre les quatre points de la victoire et les bonus offensifs et défensifs, Paris n’est pas encore totalement à l’abri, loin de là…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |