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Une large palette de sanctions contre le PSG
Les deux plus grands clubs de France, médiatiquement parlant, sont incapables de s’imposer dans leur stade respectif. L’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain n’ont pas réussi, en neuf rencontres de Ligue 1, à remporter les trois points de la victoire. Une statistique assez inquiétante, voire incompatible avec les objectifs européens des deux formations. Dans le classement à domicile du championnat de France, les Marseillais sont reléguables (18e) et les Parisiens sont à la limite de la zone rouge avec une dix-septième position tout aussi alarmante. La difficulté des deux clubs les plus médiatiques de l’Hexagone est donc la même, mais la cause semble différente. "On parle souvent de l’ambiance du Stade Vélodrome, mais je peux vous affirmer que les Marseillais savent que cela n’a rien à voir avec le Parc" affirme le Parisien Didier Digard.
Des interprétations singulières
Une partie des joueurs du PSG expliquent leurs déconvenues par une analyse psychologique renvoyant à l’architecture particulière du Parc des Princes. "Dans beaucoup de stades en France, les tribunes sont ouvertes vers le ciel. Et les sons s’envolent et se perdent. Or, avec la cuvette du Parc qui retient les bruits et les déversent sur la pelouse, tout est multiplié. Quand les débuts de match sont délicats, il y a toujours des sifflets. Et c’est comme s’ils nous tombaient dessus" reconnaissait, ainsi, Sylvain Armand au Parisien en fin de semaine dernière. Pierre-Alain Frau, lui, insistait sur l’impression que donne l’enceinte parisienne aux adversaires du PSG : "Normalement, l’adversaire devrait avoir peur de venir. Là, il a envie d’y jouer !".
Ces explications ont toutefois de quoi faire sourire. En effet, si l’ambiance du stade influait tant que ça sur la formation, il est facile d’imaginer la frousse qui prendrait les joueurs de Barcelone avant d’entrer dans le Camp Nou. De plus, si la forte attente des supporters est un inconvénient, la solution serait, peut être, de faire jouer le PSG à huit-clos ? Heureusement, tous les joueurs parisiens n’avancent pas de telles excuses pour rendre compte de leurs déboires. "Ce n’est pas le contexte qui nous traumatise au Parc, c’est la façon dont nous gérons le jeu de l’adversaire. Le problème n’est que tactique et technique" affirme pour sa part Jérôme Rothen. Au regard de quelques chiffres, et notamment des sept buts sur huit encaissés au Parc des Princes par le PSG, l’explication de l’ancien Monégasque semble prévaloir sur tout autre commentaire.
OM, une remise en question globale
Du côté du Stade Vélodrome, la constatation est donc la même avec deux points pris et six buts encaissés en quatre matchs. Mais les joueurs marseillais ne se cachent pas derrière des interprétations vaseuses, et au vu des deux défaites concédées à domicile contre Nice (0-2) et Toulouse (1-2), le naufrage semble avant tout collectif. Le souci est que du côté de la Canebière, toutes les prestations apparaissent identiques et les carences du jeu marseillais se ressentent tant à domicile que sur les terrains adverses. Il n’existe pas de syndrome Vélodrome, mais un malaise collectif constant dans l’évolution du groupe depuis le début de la saison. Le stade et l’environnement ne sont donc pas responsables des mauvais résultats et de la seizième place de l’OM. Une chose est sûre, les deux clubs ennemis vont donc devoir résoudre ce problème avant de déclencher, cette fois véritablement, la colère de leurs supporters.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |