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Depuis plusieurs mois déjà, la saison parisienne semble vouée à une lutte jusque dans les dernières journées du championnat pour éviter une relégation en Ligue 2. Pourtant, le début de l’année avait laissé entrevoir une équipe joueuse affichant une certaine confiance. Mais celle-ci s’est bien rapidement envolée au Camp des Loges. Et le PSG, en plus d’engranger les points au compte-goutte (trois lors des six dernières journées), se montre insipide dans son jeu. "Quand rien ne va, il ne faut pas grand-chose pour dériver" confiait ainsi Sylvain Armand après la dernière défaite en date du club de la capitale, samedi dernier à Rennes (0-2).
Un jeu trop prévisible
Le PSG n’a pas su faire bloc en Bretagne où il s’est pourtant appliqué avant tout à rester bien en place. L’absence de Jérôme Rothen s’est ainsi avérée particulièrement préjudiciable. Sans son maître à jouer du côté gauche, la formation de Paul Le Guen s’est montrée à la peine dans la remontée de balle et n’a que rarement su faire la différence individuellement ou collectivement. Son milieu de terrain, très travailleur avec Sylvain Armand, Clément Chantôme et Jérémy Clément, n’était pas à même d’assurer la construction du jeu, d’autant plus que son quatrième élément, le Brésilien Souza, ne s’est pas avéré en grande réussite. Dans de telles conditions, le jeu parisien se trouve toujours particulièrement prévisible.
Orphelin de construction dans l’entrejeu, le PSG s’en remet à la vitesse et la technique de ses attaquants pour faire la différence en partant de loin ou pour récupérer de longs ballons émanant de la défense. Ainsi, plus que jamais, Paul Le Guen a besoin de Jérôme Rothen pour assurer à son équipe un semblant d’allant offensif. Lorsqu’il est sur la pelouse, l’ancien Caennais offre une force de percussion qui oblige l’adversaire à reculer et à surveiller avec attention son couloir droit. En plus d’écarter le jeu de sa formation, le numéro 25 monopolise l’attention, bien souvent de deux défenseurs, et confère à ses coéquipiers davantage d’espace pour s’exprimer.
Un retour salutaire ?
Face à un bloc défensif rennais particulièrement dense et regroupé samedi, Paris n’a jamais trouvé les décalages pour se frayer un chemin vers le but gardé par Fabrice Luzi. Les Parisiens n’ont pas non plus su inciter la formation bretonne à sortir plus que de raison lorsque leur entrejeu était en possession de la balle à une dizaine de mètres de la surface de réparation. Orphelin de Jérôme Rothen, le PSG demeure dépourvu de l’étincelle pour placer ses attaquants en position de marquer et ne possède pas dans ses rangs de véritables frappeurs de loin comme peuvent l’être Juninho, Kim Kallström et Mathieu Bodmer à Lyon ou Benoît Cheyrou et Lorik Cana à l’OM. Clément Chantôme a bien essayé de prendre sa chance, mais du haut de ses 40 matchs en Ligue 1, il ne possède pas encore le rayonnement nécessaire pour compenser une frappe de balle encore un peu tendre.
Le retour de Didier Digard pourrait cependant permettre de contrebalancer quelque peu la défaillance de l’entrejeu parisien dans la construction. Son volume de jeu et son impact physique en font un joueur capable de dynamiser l’animation offensive en servant de piston entre le milieu et l’attaque. Cela supposerait cependant de revenir à un système de jeu plus proche de celui qu’utilisait le PSG à l’extérieur en fin de saison dernière, avec un seul avant-centre et deux joueurs de couloir devant un milieu composé de trois récupérateurs. À l’époque, le PSG avait remporté sa lutte contre la relégation…
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