Pelous est encore vert
Toulouse fait profil bas
Elissalde, un homme d’ouverture
Toulouse ne baisse pas la garde
Médard sort de l’ombre
Poitrenaud durement touché
S’il y a six mois la décision de Fabien Pelous ne semblait pas évidente, elle est apparue aujourd’hui comme la seule envisageable. Retraité international depuis la fin de la Coupe du monde, l’ancien capitaine de l’équipe de France avait laissé penser dans un premier temps qu’il mettrait également un terme à sa carrière en club à la fin de la saison 2007/2008. Les divers évènements qui ont eu lieu depuis plus d’un an lui ont radicalement fait changer d’avis, le poussant à prolonger l’aventure d’une année supplémentaire. "De toute façon, c’était le Stade Toulousain ou plus rien", précise le deuxième ligne dans les colonnes de la Dépêche du Midi. "Quand j’ai entamé cette saison, je la considérais dans ma tête comme la dernière mais ma position n’était pas définitive car j’ai appris à être très prudent en la matière." Gâchés par des blessures multiples, notamment à la cheville ou au genou, il n’a pas toujours pu profiter des deux derniers exercices.
Une forme retrouvée
Son corps tirait alors le signal d’alarme. Il lui permet aujourd’hui d’envisager une dernière saison tonitruante. Sa blessure contractée en demi-finale de la Coupe du monde, en octobre dernier, lui a permis de bénéficier d’un mois de repos quasi-total et de recharger ses batteries pour l’année entière. Non content d’avoir disputé 20 des 26 rencontres du Stade Toulousain cette saison, en championnat et en Coupe d’Europe, Fabien Pelous a démontré qu’il avait retrouvé un niveau de jeu particulièrement élevé. Son physique ne le bloque plus, son expérience est précieuse, il ne voit plus aucune raison de s’arrêter alors qu’il sent encore qu’il a les moyens de continuer.
D’autant plus que la pression ne pèsera plus bien lourd sur ses épaules, ni dans ses jambes. Allégé des rencontres internationales, son emploi du temps ne comportera plus que des matchs nationaux et européens. Et s’il ne se sent pas capable d’être à 100% lors de certains matchs, il ne verra aucun inconvénient à rester sur le banc. "Ce que je préfère, c’est le terrain et je vais donc pouvoir vivre de belles choses un an encore. Je repars dans les mêmes conditions que cette saison : si je suis bon, je serai sur le terrain, sinon sur le banc de touche ou... à la maison car je ne suis pas utilisable en espoirs" plaisante-t-il, toujours dans la Dépêche du Midi.
Toulouse joue la carte de la continuité
La nouvelle est donc plutôt bonne pour le Stade Toulousain qui conserve son capitaine, un homme d’expérience et surtout l’un de ses meilleurs joueurs cette saison. "Fabien nous fait une saison comme il n’en avait pas eue depuis longtemps (…) Je lui disais tout à l’heure qu’il retrouve une seconde jeunesse ou la continuité de ce qu’il a fait avant" confiait Jean-Baptiste Elissalde sur sport365. Toujours aussi puissant, voire véloce, le deuxième ligne apporte surtout une assurance indéniable sur la mêlée.
Redevenu l’un des meilleurs joueurs à son poste, Fabien Pelous aurait cruellement manqué aux Stadistes. Ceux-ci auront un an de plus pour réaliser la transition et profiter de l’expérience de l’ancien international. Surtout, ils ont réussi le tour de force de conserver quasiment tout leur pack pour la saison prochaine, enregistrant notamment les prolongations de contrat de Thierry Dusautoir, Salvatore Perugini et Florian Fritz. Ces matelots n’ont pas quitté le navire, le capitaine ne pouvait pas le faire non plus…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |