
Perpignan, dont le recrutement ambitieux laissait présager de belles soirées à Aimé-Giral, est vite retombé de son nuage. Un mois après le début du Top 14, le bilan est peu reluisant. Deux défaites à l’extérieur, un triste match nul à domicile le week-end dernier face à Bourgoin (3-3), quatre petits points au compteur pour une douzième place au classement, les Sanq et Or n’y sont pas. Les remous de l’été dernier, le changement de président et d’entraîneur, et les blessures (Nicolas Laharrague, Bruno Marty, Federico Martin Aramburu et plus récemment Alesana Tuilagi et Rimas Alvarez-Kairelis) ont déstabilisé plus qu’il n’y paraît une équipe qui peine à trouver ses bases et surtout son jeu. Les deux victoires en Coupe d’Europe, face à Newport (23-19) et Trévise (29-17) prouvent que les Catalans savent marquer et peuvent faire le jeu. Mais la confiance n’est toujours pas au rendez-vous.
Face à Bourgoin ce week-end, les Perpignanais ont une nouvelle fois démontré leur difficulté à mettre du volume dans leur rencontre. Se bornant trop souvent à jouer au cœur et à multiplier les pick and go, ils se heurtent rapidement à un mur dès lors que l’adversaire est défensivement bien en place et physiquement solide. Pis, ils connaissent beaucoup de problèmes à véritablement écarter et à varier leur jeu. Dans ces conditions, il est difficile de surprendre l’adversaire et de passer outre ses résistances. "On a déployé beaucoup d’énergie en première mi-temps sans avoir l’alternance qu’il fallait pour déplacer cette équipe berjallienne" confirmait d’ailleurs l’entraîneur perpignanais Jacques Brunel après le match nul face à Bourgoin (3-3).
Une occupation du terrain difficile
C’est surtout dans l’occupation du terrain que les Perpignanais ont du mal. Ils se retrouvent souvent en difficulté pour faire le jeu, ils peinent à s’installer dans le terrain adverse et à concrétiser leurs phases de domination. L’ouvreur perpignanais, Cédric Rosalen n’a toujours pas trouvé ses marques et ce malaise se ressent dans le jeu à la main des Sanq et Or tout autant que dans leurs phases au pied. Samedi dernier, ils ont encore manifesté quelques soucis dans le secteur, malgré l’appui du vent. "Depuis le début de la saison, je ne suis pas à mon véritable niveau, comme le reste de l’équipe. On a envie de développer beaucoup de jeu mais ça ne passe pas pour l’instant. C’est un tout. La confiance non plus n’est pas à 100 %" regrettait-il dans les colonnes du quotidien régional L’Indépendant. Plus les journées passent, plus la pression sur ses épaules se fait lourde et plus la mire se brouille.
Cette précision dans le jeu au pied, l’USAP espère toutefois la retrouver avec l’arrivée de Percy Montgomery. L’arrière des Springboks champions du monde, qui arrivera à Perpignan samedi prochain, est d’ores et déjà attendu comme la solution à tous les maux. Son jeu au pied, qui a fait merveille durant la Coupe du monde, son expérience comme sa vivacité, devraient en effet être particulièrement utiles à une équipe qui manque encore d’inventivité. Pour autant, Percy Montgomery ne pourra pas relever l’équipe à lui tout seul et c’est davantage une force collective que Perpignan devra retrouver s’il veut remonter progressivement vers les sommets. L’étincelle Montgomery pourrait mettre le feu aux poudres et offrir aux Perpignanais l’occasion de se lancer enfin dans la saison… à condition qu’il ne soit pas seul.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |