Puygrenier prêt à aller plus haut
Nancy maîtrise la situation
Nancy n’abdique pas
Zerka signe son retour
Nancy s’en sort de justesse
Benjamin Gavanon – "Ne pas se perdre en route"
Sébastien Puygrenier était arrivé à Nancy pour s’aguerrir. Cinq ans plus tard, le défi est largement relevé, et même dépassé. Élu meilleur défenseur central de l’année par ses pairs, le week-end dernier, le Nancéien n’est plus le stoppeur trop tendre de ses débuts rennais. La Ligue 2, puis la lutte pour le maintien, suivie de cette course pour la Ligue des champions l’ont transformé. "Je me suis endurci en me confrontant à mes coéquipiers à l’entraînement, mais aussi à de bons attaquants de L2. Ils m’ont forcé à devenir plus combatif, plus rude. Pour un défenseur, être trop gentil, c’est un défaut qu’il faut impérativement combler" révèle-t-il sur le site officiel du club. Le changement a été radical pour un joueur considéré aujourd’hui comme l’un des plus rugueux sur le terrain. Sa puissance combinée à son énergie en ont fait le maillon fort de la chaîne nancéienne, le pilier d’une défense imperméable, notamment cette saison lors de laquelle elle n’a encaissé que 27 buts.
Un joueur au service du collectif
Malgré le départ de son double, Pape Diakhaté, Sébastien Puygrenier a su continuer à progresser cette saison encore et à se poser comme l’élément stabilisateur d’une arrière-garde performante. Le stoppeur se fond ainsi avant tout dans un collectif bien huilé au sein duquel personne ne cherche à se mettre en valeur, mais remplit sa tâche du mieux possible. Plus souvent sous le feu des projecteurs cette saison, grâce à ses performances personnelles comme à celles de l’ASNL, l’ancien Rennais n’a jamais cherché à tirer la couverture à lui, continuant tout au long de la saison à se concentrer sur son rendement sur le terrain.
Et s’il n’est pas toujours le joueur le plus fin techniquement, et ce malgré de réels progrès réalisés ces dernières années, il se veut d’une efficacité terrible, au grand dam des attaquants adverses qui se sont mesurés à lui. Surtout, l’âge et l’expérience faisant, le défenseur a gagné en maturité et surtout en sérénité, ce qui a beaucoup influencé son jeu. "Je suis en effet plus serein. Lors de mes débuts en Ligue 2, j’avais tendance à relancer par de longs ballons imprécis. Aujourd’hui, je suis plus calme, car j’ai aussi progressé techniquement" continue-t-il sur le site officiel de Nancy.
Au sommet de son art
Le joueur qui faisait ses débuts face à Lyon, le 22 février 2003 est transformé. Sébastien Puygrenier est désormais un homme sûr de lui et de son jeu, qui a évolué et surtout fait ses preuves. Souvent comparé à Cris, tant pour leur ressemblance physique que pour leur rendement, le Nancéien se veut encore plus polyvalent que son homologue brésilien. Plus offensif que le Lyonnais, il n’hésite pas à se porter un peu plus haut balle au pied pour prêter main forte à ses milieux de terrain. Plus étonnant encore, ses trois buts inscrits cette saison auxquels il faut ajouter les six autres de l’exercice dernier, réminiscences de son passé d’attaquant dans son enfance, mais également témoins d’une polyvalence indéniable.
"Franchir des paliers était de toute façon mon objectif en signant à Nancy. Je suis juste un peu surpris d’être devenu un buteur..." s’amuse-t-il. L’ASNL ne s’y est d’ailleurs pas trompé en prolongeant son contrat jusqu’en 2012, même si cela ne fera pas taire les sirènes qui aimeraient le prendre dans leur filet. Les services qu’il a rendus aux Lorrains lui ont permis d’obtenir un bon de sortie de la part du président Rousselot. Mais si Nancy se qualifie pour la Ligue des champions, il ne devrait pas être si pressé de partir et de quitter ce cocon où il est devenu un joli et talentueux papillon.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |